Dialogue politique : Après les Fcbe, la Dud pose aussi ses conditions

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Le parti Dynamique unitaire pour le développement et la démocratie (Dud), se prononce sur le dialogue politique auquel il a été convié par le gouvernement. A travers une lettre adressée lundi, 7 octobre 2019,  au chef de l’Etat à cet effet, cette formation politique à travers son président, tout en saluant l’initiative, a posé une batterie de préalables, gage de sa participation effective à ces échanges.

 

Après le parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), c’est le tour de la Dud, de se prononcer sur le dialogue politique des 10, 11 et 12 octobre prochain. Dans sa lettre destinée au Président de la république, Valentin Aditi Houdé a loué l’initiative, à sa juste valeur. En tant que premier responsable du parti, il pense en se fiant à cette note, que ce dialogue politique est une bonne initiative, pour aider à trouver une porte de sortie aux maux qui minent le peuple béninois. Néanmoins, ce parti à l’instar donc des Fcbe, pose quelques préalables, pour à l’en croire, une bonne réussite de l’initiative. Entre autres primitifs, la Dud souhaiterait tout de même, l’invitation de la Société Civile dont les Confessions religieuses, les têtes couronnées ou encore les centrales syndicales ; comme facilitateur ou carrément la présence d’un modérateur impartial, de ces assises. « Certains acteurs majeurs de la scène politique sont exclus. Cette exclusion pourrait faire croire à un complot de la classe politique contre le peuple béninois, en l’absence des anciens chefs d’Etat et des anciens présidents des institutions de la République », lit-on dans cette lettre. « L’invitation adressée à trente membres par Parti dont dix-huit se retireront après l’ouverture et pourraient revenir à la clôture, la Dud suggère que tous les invités prennent part à la rencontre pour éviter, à l’entame du dialogue, des frustrations et le sentiment de rejet qui habiteront naturellement les invités exclus par la suite. Demander aux douze membres retenus de dégager un porte-parole et de faire des onze autres des figurants n’est pas, non plus, de nature à libérer les esprits et la parole », pense la Dud. Pour Valentin Aditi Houdé, le rétablissement des règles démocratiques, des libertés et la restauration d’un Etat de droit au Bénin par la reprise des élections législatives du 28 avril 2019, est aussi un préalable qui tient à cœur au parti. « Le dégel de cette crise socio-politique survenue dans notre pays passe également par le retour des compatriotes exilés, la libération des prisonniers de ‘’délits d’opinion’’ et des jeunes qui, pour des raisons liées aux législatives contestées du 28 avril 2019, sont détenus dans les prisons », fait aussi savoir, la correspondance. Pour l’ancien questeur de l’Assemblée nationale, ces préalables constituent la condition sine qua non, pour que le parti qu’il préside, puisse participer effectivement à ce dialogue initié par Patrice Talon.

 

Janvier GBEDO (Coll.)

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