Agence du cadre de vie : Des projets en souffrance, le Bai pointé du doigt

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En 2016, au lancement du Programme d’action du gouvernement (Pag), qu’il vous souvienne qu’il a été annoncé en grande pompe la construction de marchés internationaux et régionaux dans les grandes agglomérations et des marchés secondaires dans les autres villes. A 18 mois de la fin du quinquennat, on peut se demander où en est-on avec ce projet. Au ministère du Cadre de vie, on n’en sait pas grand-chose. Ce dont on est sûre, les choses n’ont pas évolué autrement. Ce projet d’envergure qui va changer le visage des marchés tarde toujours à prendre forme et nul ne peut dire exactement à quand un début de mise en œuvre. Il en est de même de la gestion des déchets ménagers. A ce niveau, on a juste veillé à dépouiller les mairies du Grand Nokoue de toute possibilité de passation de marché.

N’eut été le patriotisme d’un compatriote, la ville de Cotonou, vitrine du Bénin, serait toujours jonchée de tas d’immondices en décomposition. Alors qu’est-ce bloque la réalisation de ces projets ? Est-ce la faute du ministre du cadre de vie José Didier Tonato? Non ! L’Agence du Cadre de vie en charge de ces dossiers  ne relève pas de son ministère mais plutôt d’une structure directement rattachée à la Présidence de la République, le Bai. Le Bureau d’analyse et d’investigation que dirige le Conseiller spécial du chef de l’Etat et Président du conseil d’administration de l’agence du Cadre de vie serait donc le seul responsable de cette situation. C’est la structure à tout faire. Elle gère les agences avec les attributions des ministères. C’est le « Super gendarme de la présidence ». Elle touche à tout. Les ministres ont les mains liés, obligés de suivre le rythme du Bai. Malgré les ressources colossales dont dispose cette structure, les dossiers, même les plus urgents, ont de la peine à connaître un début d’exécution. Ça dort dans les ministères et les populations se plaignent. En somme, le Bai tient tout le pays.

Dans sa livraison du vendredi 04 octobre dernier, Matin Libre rendait responsable le Bureau d’analyse et d’investigation (Bai) de la lenteur observée dans l’exécution de divers projets. Le cas de l’Agence du Cadre de vie est un exemple. D’autres vont suivre.

 

M.M

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