Refus des Fcbe d’aller au dialogue national : L’appel d’Abraham Zinzindohoué

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Il était l’invité de l’émission « L’entretien », hier dimanche 06 octobre, sur la chaîne de télévision e-télé. L’acteur politique, membre fondateur de l’Union progressiste, Me Abraham Zinzindohoué a opiné sur les questions d’actualité. La fermeture des frontières par le Nigeria, le dialogue politique prévu pour se tenir du 10 au 12 octobre prochain, sont entre autres sujets abordés.

 

Le Nigeria n’est pas dans un bras de fer avec le Bénin, a tenu à rassurer d’entrée Me Abraham Zinzindohoué. Ce qui se passe actuellement est une question de sécurité, de sûreté et de santé. Et le Nigeria, en tant que pays souverain, a raison de fermer momentanément ses frontières, s’il juge que cela est indispensable pour sa production intérieure. A entendre Me Abraham Zinzindohoué, même les textes sur la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace Cedeao ont prévu que chaque Etat prenne ses responsabilités quand il est question de sécurité, de sûreté et de santé. S’il y a une leçon à tirer de cette situation, l’ancien président de la Cour suprême trouve qu’il faut une réadaptation. Les Béninois doivent apprendre à quitter l’informel, à produire suffisamment pour la consommation locale d’abord, ensuite exporter le reste vers le Nigéria, a-t-il laissé entendre. Tout en rassurant les populations que le gouvernement met tout en œuvre pour que la situation se régularise, il a insisté sur le fait que c’est une question structurelle qui nécessite une co-gestion des deux pays concernés. L’autre sujet qui défraie la chronique, c’est la convocation par le chef de l’Etat des partis au dialogue politique du 10 au 12 octobre 2019. S’agissant du refus du parti Fcbe de prendre part aux échanges, Me Abraham Zinzindohoué rappelle l’adage qui dit : « On ne refuse pas l’appel. Mais on peut refuser ce qui est derrière l’appel ». Pour ce membre influent du parti au pouvoir (Union progressiste), le chef de l’Etat a bien fait de convoquer un dialogue afin d’aplanir les divergences nées de l’application de la Charte des partis politiques et du Code électoral lors des Législatives passées. Selon lui, en posant des préalables avant de prendre une part active aux débats, le parti de l’Opposition Fcbe est dans un amalgame. Car, poursuit-il, ce dont il s’agit ici, c’est de trouver des solutions à la mise en exécution des lois électorales afin que toutes les forces politiques qui ont une existence légale puissent participer aux scrutins à venir. Me Abraham Zinzindohoué trouve que, malgré tout, la situation va vers un dégel certain. Car, de deux partis pour les Législatives, 9 partis ont déjà une existence légale et donc vont tous compétir lors des échéances à venir. Il invite les Fcbe à venir à la table de négociation, poser leurs problèmes, pour qu’ensemble, on puisse trouver le cadre adéquat pour leur résolution. « C’est trop facile de dire qu’on nous a exclus alors qu’on s’exclu soi-même », a-t-il laissé entendre. S’agissant de l’accusation de non déclaration de biens fait pas le président de l’Anlc à son encontre, Me Abraham Zinzindohoué est venu avec les récépissés d’entrée et de sortie de la fonction parlementaire. Il a invité Jean-Baptiste Elias à ne pas être un corrupteur de débat et à ne pas remuer le couteau dans la plaie.

 

M.M

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