Financement de la santé et reconstitution des ressources du Fonds mondial: La société civile plaide pour une hausse de la contribution du Bénin

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(Les statistiques restent alarmantes, selon Nourou Adjibadé)

Du 23 septembre au 05 octobre 2019, plusieurs Organisations de la société civile du Bénin entendent mener une vaste campagne de communication et des démarches de plaidoyer en faveur d’une augmentation des ressources nationales allouées dans le cadre de la lutte contre le paludisme, le Vih/Sida et la tuberculose. Ces Osc plaident également pour une revue à la hausse de la contribution du Bénin à la reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le paludisme, le Vih/Sida et la tuberculose. La campagne a été officiellement lancée au Cnls-Tp ce mercredi, 25 septembre 2019…
Allouer des ressources nationales supplémentaires à la santé afin d’assurer des interventions sanitaires efficaces et à fort impact ; augmenter la contribution du Bénin à 3 000 000 dollars USD pour la sixième reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le paludisme, le Vih/Sida et la tuberculose. Tel est l’appel lancé au Gouvernement béninois par les Organisations de la société civile du secteur de la santé dont le Réseau des Ong et associations de femmes contre la féminisation du Vih/Sida et les violences basées sur le genre (Roafem) ; le Centre de réflexions et d’actions pour le développement intégré et la solidarité (Ceradis) ; la Coalition des Osc du Bénin pour la couverture universelle (Cobcus) ; l’Association des anciens patients tuberculeux du Bénin (Assap-Tp) ; Recherches, actions communautaires, initiatives pour un nouvel espoir (Racines), etc. A la faveur de la cérémonie de lancement de la campagne de communication initiée à cet effet, ces acteurs de la société civile ont reconnu les multiples efforts consentis par les autorités béninoises pour garantir le bien-être à tous ainsi que les généreuses contributions du Bénin au Fonds mondial. A en croire la présidente de Roafem, Solange Lègonou Ahanhanzo, une synergie d’actions des Osc s’impose pour inciter le gouvernement à mobiliser davantage de ressources domestiques pour le financement de la santé mais également veiller au respect des engagements pris sur le plan international. Selon le communiqué lu par Jacqueline Dedjinou, le Bénin étant bénéficiaire des ressources du Fonds mondial, devra continuer d’apporter sa contribution à la lutte contre les épidémies de Vih, de tuberculose et de Paludisme. « De 2002 à aujourd’hui, le Fonds mondial a investi 313 639 499 USD dans la lutte contre ces trois maladies…Selon le 6ème Plan d’investissement pour la reconstitution des ressources 2019 du Fonds mondial, le partenariat vise à réunir au moins 14 milliards de dollars, ce qui permettra de sauver 16 millions de vies, de réduire de moitié le taux de mortalité dû au Vih, à la tuberculose et au paludisme et de renforcer les systèmes de santé d’ici 2023, d’accélérer les progrès vers une couverture maladie universelle », précise le communiqué. Il est également attendu du Président de la République du Bénin, sa participation à la Conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial prévue à Lyon (France) du 9 au 10 octobre prochain et un engagement à accroître les ressources nationales allouées à la santé. Si le Vih/Sida reste la première cause mondiale de mortalité précoce chez les femmes âgées de 15 à 49 ans, la tuberculose est la maladie infectieuse la plus mortelle au monde tandis que le paludisme demeure une cause majeure de mortalité infantile, tuant un enfant toutes les deux minutes.

Nourou Adjibadé : les statistiques restent alarmantes

Engagé aux côtés des responsables des autres Organisations de la société civile dans le cadre de ladite campagne, le Directeur exécutif du Centre de réflexions et d’actions pour le développement intégré et la solidarité (Ceradis-Ong), Nourou Adjibadé se réjouit non seulement de la constance des efforts des Osc mais surtout de la synergie d’action. A l’en croire, il urge de poser des actes concrets, face aux statistiques toujours alarmantes, pour éliminer la discrimination et la stigmatisation à l’égard des malades du Vih/Sida, de la tuberculose et autres maladies. Selon ses propos, la discrimination et la stigmatisation constituent de gros obstacles à la lutte contre le Sida. Quant aux engagements pris par le Bénin dans le secteur de la santé, Nourou Adjibadé déplore le fait qu’ils ne soient toujours pas respectés. A titre illustratif, il évoque l’engagement pris à Abuja en 2001 et qui consistait, pour le Bénin, à allouer 15% du budget national à la santé. Par ailleurs, le Directeur exécutif de Ceradis, membre de l’Alliance droits et santé, plaide pour une contribution du secteur privé au financement de la santé au Bénin. Notons que dans le cadre de cette campagne de la société civile, plusieurs actions sont annoncées.

Aziz BADAROU

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