Mobilisation pour un meilleur avenir des femmes : Swedd, pour l’autonomisation des filles

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Financé à hauteur de 295 millions de dollars par l’Association internationale de développement (IDA), la filiale de la Banque mondiale dédiée aux pays les plus pauvres du monde, le projet pour l’autonomisation des filles et le dividende demographique au Sahel (SWEDD) est mis en œuvre dans sept pays (Bénin, Burkina Faso, Tchad, Côte d’Ivoire, Mali, Mauritanie et Niger). Le projet bénéficie du soutien technique du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). L’objectif ? Permettre aux fillettes, adolescentes et femmes vivant dans des conditions difficiles de s’épanouir et d’atteindre leur véritable potentiel en leur donnant accès à une instruction de qualité et à des services de santé reproductive, maternelle et infantile adéquats.  Pour y parvenir, le SWEDD mobilise tous les acteurs de la société, des chefs religieux aux agents de santé, responsables politiques, législateurs et époux, en passant par des mamans, qui trois jours par semaines endossent le rôle de mentor pour des jeunes filles vulnérables. Car après tout, « il faut tout un village pour élever un enfant ».  Une des priorités du SWEDD est d’investir dans l’éducation des filles et, plus important encore, de les maintenir à l’école jusqu’au bout du secondaire et les encourager à aller au-delà. Au Niger, par exemple, seule une fille sur dix achève ses études secondaires. Les filles issues de familles pauvres abandonnent l’école par manque de moyens et pour s’occuper de leurs enfants, étant souvent mariées et mamans très jeunes. Grâce au SWEDD, la situation est en train de changer pour plusieurs d’entre elles. L’autonomisation des femmes et des filles au Sahel exige un changement des normes sociales. L’adhésion des dirigeants religieux et communautaires est capitale pour mettre fin à la discrimination, aux violences faites aux femmes et au nombre élevé de mariages précoces. Au Sahel, une fille sur deux est mariée avant ses 18 ans. Le SWEDD soutient aussi une « école » pas comme les autres. Bienvenue à l’école des maris et futurs maris de Mamboué, un village de l’ouest du Burkina Faso. Waimbabie, marié et père de famille, assiste régulièrement aux ateliers de discussion. Avec 15 autres maris et futurs époux du village, il participe aux discussions lancées par la modératrice du SWEDD sur des sujets qui touchent à la vie du foyer et au planning familial. Plus de 1 640 écoles des maris ont déjà été créés dans l’ensemble des pays du SWEDD.   Ça implique aussi de permettre aux filles de planifier leurs grossesses

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 A.B

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