Remaniement ministériel : Pourquoi Talon a fait sans Moele-Bénin, Prd, Udbn, Dud et Fcdb ?

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A la faveur du remaniement ministériel intervenu il y a une semaine, Patrice Talon passe de l’22 avec 24 portefeuilles. Mais tout point fait, le partage des ministères s’est fait essentiellement entre le Br (Bloc républicain) et l’Up, Union progressistes, les deux partis sortis des entrailles du pouvoir. Pourquoi cette option du chef de l’Etat ?

 

Le président Patrice Talon a composé son gouvernement sans y associer les formations politiques qui pourtant disent soutenir ses actions. Même si quelques-unes d’entre elles mettent de bémol et parlent d’opposition constructive, il n’en demeure pas qu’elles sont des partis satellitaires de la Mouvance. Qu’est-ce qui pourrait alors justifier cette non implication de l’Udbn, du Prd, de Moele Bénin, de la Dud et de la Fcdb ? Est-ce parce que le chef du gouvernement, mécontent, a voulu ‘’punir’’ ses alliés qui, entre temps, ont pris position, refusant ainsi de se fondre dans les blocs Up et Br ? Est-ce donc la rétribution de l’entêtement ou bien le chantre du Nouveau départ, conscient de la situation politique délétère dans le pays, a fait l’option de s’éviter les critiques dans l’opinion, car d’aucuns pourraient se demander si c’est déjà l’issue du dialogue politique national pour que ces partis soient appelés au gouvernement. Pour être on ne peut plus clair, beaucoup savent que les partis sont plus proches du Pouvoir que de l’opposition. Est-ce donc une façon pour Patrice Talon de reporter ou de différer l’entrée au gouvernement de membres de ces partis, en attendant le dialogue que lui-même a souhaité après les législatives exclusives qui n’ont connu que la participation de l’Up et du Br ? En réalité, l’autre motif fort probable, Patrice Talon a certainement compris que ces formations politiques ne sont pas la clé du dégel du climat suffoquant qui prévaut. Après avoir fait le tour, faire trainer le remaniement, le président de la République a dû tirer lui-même les conclusions. On ne perd pas de vue que le chef de l’Etat  détient le pouvoir discrétionnaire de nommer et de dégommer qui il veut, comme il veut et quand il veut (pourvu que ça requière le oui du Parlement). Il est donc le seul, à même de savoir les réelles motivations de ce partage de portefeuilles entre seulement Up, Br et quelques deux « halogènes », sans partis à savoir : les ministres Benjamin Hounkpatin de la Santé et Eléonore Yayi de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

 

J. B

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