La loupe : Deux pieds dans un plat

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Ousmane Batoko, président de la Cour suprême du Bénin et président des Cours constitutionnelles africaines, tranche avec un courage d’adulte. Pas celui de gamin. “Nous ne sommes plus des gamins pour continuer à nous mentir entre nous”. Il faut dire que depuis quelques semaines, le silence des forces vives de la nation et des ténors de l’opposition laissaient présager un malaise certain. Le silence politique au Bénin est le signe que quelque chose ne va pas et les gens sont à la recherche des solutions.

L’acte d’Ousmane Batoko ne peut pas venir de nulle part ou uniquement de lui-même. C’est probablement le fruit d’une action politique concertée pour attirer l’attention sur le malaise ambiant.

Ousmane Batoko apporte une touche officielle à tout ceci, dans une déclaration officielle et solennelle. Les mots ont refusé d’être choisis au hasard. Le ton a été ferme et le regard fidèle.

Joseph Djogbénou s’attendait à tout sauf à cela. Ce cas de figure ne pouvait même pas être prévisible par  le politologue le plus futé. Ça rappelle tout simplement le journaliste du journal parlé de la télévision nationale, Osias Sounouvou au temps fort du yayisme, qui faisait allusion aux larmes de crocodile du Président d’alors, Boni Yayi qui se morfondait  lors d’un sommet international pour exprimer sa tristesse face au crime de Charly Hebdo.

C’est comme ça, ça commence au Bénin. Les initiatives qui permettent d’arrêter tout ce qui peut porter atteinte à la démocratie trouvent leur source dans la tête et non au niveau des armes. Cette fois ci le Bénin n’a pas fait exception à la règle. Il ya eu malheureusement utilisation d’armes à feu et morts d’hommes.

La volonté de réconcilier le pays avec lui-même,  de veiller au rayonnement de la démocratie peut amener à cette rupture avec le silence.

Batoko a fait œuvre utile. A défaut qu’il ait raison sur toute la ligne, il aura le mérite d’amener les gouvernants et surtout la Cour constitutionnelle à corriger tout ce qui est à corriger pour que l’on n’assiste pas au pire.

Ce n’est pas maître Djogbénou qui doutera de la bonne foi d’un certain Batoko Ousmane.

Dine ABDOU

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