Dans l’arène musicale béninoise : Le duo ‘’Landry+’’, le fruit d’un destin enchantant

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Ils ont fait irruption sur la scène musicale béninoise de façon inattendue,  mais aujourd’hui, ils provoquent dans le rang des mélomanes, frissons et vives émotions à travers leur art pétri d’inspiration  philosophique. Le duo ‘’Landry +’’  se laisse découvrir.

 

L’un s’appelle Landry Magnidé et l’autre Landry Padonou, tous deux imbibés de talent avec respectivement la guitare et la clarinette comme instrument de prédilection. « Chacun faisait son chemin quand par la force des choses, le destin nous a croisé. Nous nous sommes rencontrés au Ccf actuel Institut français. Moi Landry Magnidé, j’avais l’habitude d’aller faire mes répétitions à cet endroit. Et donc, un jour, pendant que j’étais  en plein dans ma passion avec ma guitare celui avec qui je suis sociétaire dans le duo que tout le monde connaît aujourd’hui sous le pseudo de ‘’Landry +’’ est allé vers moi. Il me disait en ces termes ‘’de loin je vous écoutais et cela m’a impressionné et si je vous accompagnais avec mon instrument, la clarinette’’. Et comme ça, il sort sa clarinette, un instrument que je voyais pour la première fois, puis il m’accompagne et vraiment c’était génial et agréable sur le morceau ‘’Zinwiwi’’ que j’exécutais. Nous avons échangé mais ce n’est pas sur place qu’on s’est entendu. Nous nous sommes même laissés sans prendre une décision fixe. Et comme Dieu voulait vraiment que cette rencontre ne soit pas un pur hasard, trois mois plus tard, on s’est encore vu sur un événement du slameur Amangbégnon. Et c’est là que nous nous sommes dit qu’on peut faire le chemin ensemble » se rappelle Landry Magnidé le guitariste, pour remonter le temps et indiquer le début de l’aventure du duo ‘’Landry+’’. Cela remonte exactement à 2015. Mais le surprenant est qu’en quatre ans de collaboration seulement, les deux jeunes artistes ont réussi à convaincre très rapidement le public par leur talent, et qui plus est, leur collaboration est déjà assortie, le 30 novembre 2018, d’un album de douze titres actuellement en promotion. Sur cet opus, le titre ‘’Sôhouétô’’ a fait du duo les meilleurs paroliers des trophées Bénin top 10 promus par la télévision nationale Ortb. Et pourtant, ce n’est pas le titre éponyme de l’album. Il y en a un autre là-dessus qui semble plus croustillant, le morceau d’exhortation et de prière ‘’Afflinmi’’ dont le nom est donné à leur premier livre sonore qui consacre leur confirmation dans l’arène musicale. Voilà un jeune duo dont les chansons donnent de la vigueur et de l’espoir à ceux qui les ont déjà perdus. A travers l’usage sensuel de leur voix et de leurs instruments, Landry Padonou et Landry Magnidé exhalent des mélodies qui touchent profondément la sensibilité et conduisent parfois même à renoncer à des décisions péremptoires. Ils chantent l’amour, la bénédiction parentale, les drames et fléaux sociaux, les impertinences de la vie ambiante, bref toute la scène humaine qui transforme en bien ou en mal l’existence de l’homme. Au-delà des instruments dont ils ont la parfaite maîtrise, les frères Landry unis par l’art, manipulent leur passion aussi avec la voix copieusement travaillée et bien agréable à l’écoute. « Landry Magnidé lui, il savait déjà bien chanter avant d’attaquer la guitare. Mais quant à moi, j’ai eu la chance de faire une école de musique, ‘’le Cmac’’ à Porto Novo. Donc, c’est cela qui a fait que vous nous voyez utiliser notre voix en plus de nos instruments. Mais partout où moi je passe, je dis toujours que j’essaye de chanter parce que je ne m’estime vraiment pas chanteur. Par contre mon second lui, il est un compositeur et vrai chanteur » souligne Landry Padonou le clarinettiste.

 

Et comme le hasard n’existe pas, les conjointes des deux artistes portent également les mêmes prénoms, Amandine Agondoté et Amandine Sagbohan, alors qu’ils ne se connaissaient pas avant d’opérer respectivement leur choix. Invités à table, les deux artistes chanteurs aiment prendre de la bière et comme met, en bons Béninois, l’un aime consommer de la pâte de maïs accompagnée de la sauce d’amande de pomme sauvage (Assrokouin) et l’autre de la pâte de cossette d’igname (Télibowô) accompagnée de la sauce de légume vert.

 

Teddy GANDIGBE                

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