Ultime chance aux boycotteurs de l’évaluation diagnostique : Encore des résistants…

753

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

(Je n’ai pas composé…nous ne sommes pas des poltrons, dixit Mathurine Sossoukpè)

Visiblement, plusieurs enseignants contractuels reversés en 2008 ne sont pas demandeurs d’une supposée ultime chance pour participer à l’évaluation diagnostique, initiée par le gouvernement. Si plusieurs boycotteurs de la session du 24 août dernier se sont rendus dans les centres de composition ce samedi, 07 septembre 2019 pour se faire évaluer, il faut souligner que beaucoup d’enseignants résistent toujours. C’est le cas de Mathurine Sossoukpè qui estime restée fidèle à la ligne de départ…

 

Menacés par le gouvernement de radiation de la fonction publique, plusieurs enseignants ayant boycotté l’évaluation diagnostique se sont rués vers les centres de composition pour prendre part à la session spéciale ce samedi. L’ultime chance a été saisie, dira-t-on et plusieurs responsables syndicaux à l’image d’Alexandre Adjinan, ayant appelé au boycott, ont fini par fléchir pour se soumettre à l’évaluation. Mais ce n’est pas le cas de la bouillante syndicaliste, Mathurine Sossoukpè, secrétaire générale adjointe de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin et porte-parole des enseignants Ace 2008 ayant manifesté pour leur reclassement. Déjà dans un audio réalisé tard dans la nuit du vendredi, 06 septembre 2019, elle avait martelé haut et fort qu’elle n’ira pas composer tout en accusant les centrales syndicales à l’exception de la Cstb de se ranger du côté du gouvernement contre les travailleurs. Joint au téléphone ce dimanche, 08 septembre 2019, elle a confié n’avoir pas pris la peine de quitter sa maison pour une quelconque évaluation. « Je suis une femme de principe, je n’ai pas composé…nous ne sommes pas des poltrons », a-t-elle confié avant de démentir les rumeurs selon lesquelles le Sg/Cstb, Kassa Mampo aurait composé. A l’en croire, le secrétaire confédéral n’en a que faire d’une telle évaluation et surtout que ce dernier est à deux ou trois ans de sa retraite. Si certains n’ont pas résisté aux pressions, aux intimidations, des centaines d’enseignants sont restés debout pour boycotter à nouveau l’évaluation, renchérit Mathurine Sossoukpè. Selon les premières statistiques, dans le Mono-Couffo, sur les 498 attendus au primaire, 368 ont répondu présents dans les salles de composition. Dans le sous-secteur de l’enseignement secondaire, 471 sur les 551 inscrits ont composé. Un taux de participation qui avoisine les 80% des boycotteurs mais qui montre l’existence de poches de résistance. Faut-il le rappeler, à la faveur du Conseil des ministres de ce mercredi, 04 septembre 2019, le gouvernement a autorisé les enseignants ayant opté pour le boycott de se faire évaluer ce samedi, 07 septembre 2019. Il se montre toutefois menaçant. « Au demeurant, il se trouve que certains enseignants s’étaient volontairement abstenus de prendre part à ladite évaluation, se laissant entraîner par ceux d’entre eux qui prônaient le boycott…Le Conseil, après examen de cette requête, a fait preuve de clémence en accédant à la demande des partenaires sociaux, pour donner une dernière chance aux intéressés…En tout état de cause, ceux qui de nouveau choisiraient délibérément de ne pas composer, seront responsables des déconvenues qu’ils auraient eux-mêmes occasionnées » lit-on dans le compte rendu du Conseil des ministres. A présent, qu’adviendra-t-il des résistants à quelques jours seulement de la rentrée scolaire ? Bien malin qui pourra répondre. Affaire à suivre !!!

 

A.B

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise les cookies pour améliorer votre expérience. Êtes-vous d'accord ? Vous pourrez le désactiver à tout moment. Accepter Lire la suite