Sur la crise de xénophobie en Afrique du Sud : « Restaurer l’Espoir » condamne, et interpelle le gouvernement et l’Ua

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Position du Parti Restaurer l’Espoir (RE) sur la crise de xénophobie dans la République de l’Afrique du Sud

 

L’Afrique du Sud en cette fin du mois d’août et ce début de mois de septembre 2019, est frappé par une grave crise barbare contre les étrangers principalement ceux issus précisément de l’Afrique au Sub du Sahara.

Cette crise est d’autant plus grave, qu’elle met particulièrement en cause la quasi-totalité des ressortissants des autres pays d’Afrique noir, résidants en Afrique du Sud.

À travers les médias internationaux, nous apprenons que la chasse contre les étrangers dans ce pays, a déjà causé dans le rang des étrangers pourchassés, des morts, des blessés graves, des préjudices physiques regrettables mais également  des pillages et vols de biens.

Nos compatriotes qui quittent le pays à la recherche de mieux-être, meritent que le Gouvernement de notre Pays la République du Bénin se soucie des conditions dans lesquelles ils sont reçus sur leurs terres d’accueil.

Le Parti Restaurer l’Espoir, marque par voix sa solidarité, son soutien et exprime à toutes les victimes de ces barbaries regrettables toute la fraternité légendaire de l’hospitalité africaine.

Le Parti dénonce avec dégoût les traitements infligés à nos compatriotes en Afrique du Sud.

J’ai jugé bon d’interpeller le Gouvernement dit de la « Rupture » sur ladite situation.

Ainsi ce régime aux affaires dans notre pays, peut-il dire au Peuple béninois pourquoi il garde le silence sur une situation aussi grave que cette crise xénophobe en Afrique du Sud ?

Les statistiques précises du nombre de nos compatriotes vivants en Afrique du Sud doivent être fournies au Peuple.

Le Gouvernement est tenu de faire toute la lumière sur les domaines d’activités dans lesquels évoluent la plupart de nos compatriotes vivants en Afrique du Sud.

Le Gouvernement dit de la « Rupture » doit impérativement dire à notre Peuple, l’impact de ces violences xénophobes sur les étrangers en général, sur les ressortissants de la sous-région Ouest-africaine et plus précisément sur nos compatriotes vivants en Afrique du Sud; pour ces derniers particulièrement toutes les données concernant l’ampleur des préjudices les concernant doivent être fournies à notre Peuple.

Il importe que l’Administration TALON indique officiellement à notre Peuple l’apport de nos compatriotes vivant en Afrique du Sud sur le Produit  Intérieur Brut (PIB) de notre pays.

Dans les échanges commerciaux entre pays, quelle place occupe l’Afrique du Sud ?

Dans l’actuelle crise xénophobe qui secoue l’Afrique du Sud, quelles sont les mesures de protection déjà prises et celles envisagées en cas de nécessité par le Gouvernement dit de la « Rupture »?

Quelles solutions spécifiques envisagées dans le cadre de la CEDEAO en vue d’interpeller l’Union Africaine sur cette situation ?

Il est important pour le Peuple béninois que le Gouvernement dit de la « Rupture » exprime à l’Union Africaine (UA) et aux autres pays africains, que la pertinence du siège du Parlement panafricain dans un pays xénophobe est de plus en plus incompréhensible, dans la mesure où les relents anti – Afriques récurrents en République de l’Afrique du Sud sont incompatibles, avec une Afrique du Sud qui abrite le siège de la représentation des peuples africains.

Nos compatriotes (seraient environ 700 personnes d’après les renseignements que m’ont donnés certains de mes relais sur place), qui vivent et travaillent en Afrique du Sud n’ont pas été épargnés par ces actes regrettables. Il m’est revenu par l’intermédiaire de la Section Sud – Africaine de notre Parti, que notre Diaspora dans ce pays, « impacterait » notre économie à hauteur d’environ seize (16) milliards de francs CFA par an. Dans cette chasse à l’homme que connaît l’Afrique du Sud, beaucoup d’entre eux ont vu leurs biens pillés et certains ont été passés à tabac. Un de nos compatriotes dont le magasin de vente de véhicules de luxe aurait été attaqué, nous a confié avoir perdu onze (11) véhicules de luxe saccagés et calcinés (vidéo à disposition).

Le Parti Restaurer l’Espoir (RE) condamne les dérives xénophobes quel que soit le motif et contre quelque peuple que ce soit et en cours  actuellement en Afrique du Sud.

J’appelle au nom du Parti et en ma qualité de Secrétaire Général à l’arrêt de telles pratiques.

Notre Gouvernement doit demander sans délai aux Autorités Sud-africaines de prendre sans condition, toutes les mesures adéquates pour la préservation de l’intégrité physiques et morales de nos compatriotes, ainsi que pour la protection des biens leurs appartenant.

Le Parti Restaurer l’Espoir (RE) condamne le mutisme et l’indifférence du Gouvernement dit de la « Rupture » sur cette situation, qui met en danger la vie de certains de nos compatriotes vivant dans ce pays.

Le Parti Restaurer l’Espoir juge inacceptable que la République de l’Afrique du Sud puisse continuer d’abriter le siège du Parlement panafricain, après cette nième dérive xénophobe sans être rappelée à l’ordre.

Le Parti Restaurer l’Espoir (RE), interpelle l’Union Africaine (UA) afin qu’elle exige sanctions, réparations et des garanties pour que plus jamais de telles barbaries xénophobes ne reproduisent ni en Afrique du Sud, ni ailleurs en Afrique.

Enfin le Parti Restaurer l’Espoir (RE), appelle tous nos compatriotes vivant en Afrique du Sud à plus de vigilance et interpelle le Gouvernement à prendre des dispositions nécessaires pour le retour de nos compatriotes désireux de rentrer au pays.

Fait à  Cotonou le 06 septembre 2019.

Le Secrétaire Général

He. Guy Dossou MITOKPE

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