3ème gouvernement sous la Rupture: Un remaniement réduit au Br et à l’Up

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Le chef de l’Etat, Patrice Talon a retouché son gouvernement hier, jeudi 5 septembre 2019. Pour trois départs, à savoir Marie Odile Attanasso de l’Enseignement supérieur, Serge Ahissou du commerce et Bintou Chabi Adam Taro des Affaires sociales, six nouvelles têtes ont fait leur entrée. Il s’agit de Jean Michel Abimbola à la Culture, au Tourisme et aux arts ; Hervé Hêhomey qui revient toujours au Transport et aux Infrastructures ; Me Alain Orounla qui prend la tête de la Communication et de la poste ; Eléonore Yayi épouse Ladékan à l’Enseignement supérieur ; Véronique Tognifodé aux Affaires sociales et à la microfinance, et Sadia Assouma qui hérite du portefeuille de l’Industrie et du commerce. En dehors de Eléonore Yayi qui n’est pas de la Rupture bon teint, tous les cinq autres sont du Bloc Républicain (Br) et de l’Union progressiste (Up), les deux partis politiques nés des entrailles du Pouvoir. Cela témoigne de ce que Patrice Talon est vraiment en difficulté. Il n’a pu faire confiance à d’autres formations politiques, ni de l’opposition, ni satellitaires de la Mouvance. La montagne a donc accouché d’une souris puisque dans l’opinion, un gouvernement d’union nationale était beaucoup plus attendu. A l’arrivée, c’est une sauce entre Br et Up qui a été préparée et servie.

3ème gouvernement sous la Rupture
Talon poursuit sa politique d’extension des portefeuilles

Le nouveau gouvernement, le 3ème, du président Talon compte 24 membres, contre 22 précédemment et 21 au début du mandat, en 2016. A y voir de près, ces statistique sont en contradiction avec sa promesse faite au lendemain de son élection : celle de procéder à la formation d’un gouvernement de taille réduite. En dépit des critiques essuyées, Patrice Talon n’a pu tenir parole jusque-là. C’est à croire qu’au fur et à mesure qu’on évoluera vers 2021 et qu’il aura toujours l’envie de remanier son équipe, celle-ci le sera à la hausse. Prochainement Talon sera à 26 ? 30 ou plus ? En tout cas, le chantre de la Rupture ne cesse de repousser les limites de la taille de son gouvernement, chaque fois, et ce dans un contexte où ses ministres sont vachement payés (il n’avait pu démontrer le contraire lorsque interpellé sur la question au cours d’un entretien et par la Cour constitutionnelle). La réduction du train de vie de l’Etat prôné par le Chef de l’Etat peine à prendre corps à son propre niveau et Patrice Talon n’aura pas réussi à mieux faire que son prédécesseur, Yayi Boni.
La Rédaction

 

3ème gouvernement sous la Rupture
Le nombre des femmes à la hausse, mais…

La représentativité des femmes dans les gouvernements successifs de Patrice Talon, même s’il y a une volonté de promotion de la gent féminine, reste toutefois insignifiante. De 03 femmes sur 21 ministres en 2016, il est passé à 04 sur 22 en 2017 et porte le chiffre à 05 sur 24 ministres pour ce qui est de la composition actuelle. Soit respectivement 14,28% ; 18,18% et 20,83% sur un pourcentage de 30% au moins exigé en ce qui concerne la présence des femmes dans les instances du genre sur le plan mondial. Sans doute qu’il va y arriver.

La Rédaction

Le rêve Prd non concrétisé

Le silence observé par le président du Parti du renouveau démocratique (Prd), Me Adrien Houngbédji en dépit de la non-participation des militants du parti aux dernières législatives, ont amené l’opinion à prédire l’entrée au gouvernement dudit parti. Mais il n’en est rien. Avec Patrice Talon, ceux qui ont fait cette prédiction devront encore attendre. En tout cas, tout point fait, aucun militant Prd ne figure dans le 3ème gouvernement rendu public hier jeudi. Pire, l’un de ceux que l’on peut considérer comme l’émanation du Prd, en l’occurrence Serge Ahissou est sorti du gouvernement. Même si après le retrait du Prd du Bloc républicain, les deux ministres Prd du gouvernement que sont Serge Ahissou et Jean-Claude Houssou ont, à travers des déclarations réaffirmé leur appartenance au Bloc, ils étaient à l’origine membres du Prd et donc une proposition du parti. Adrien Houngbédji serait-il floué de tout côté ? Son soutien indéfectible aux réformes du Chef de l’Etat serait-il vain ? Bien malin qui pourra y répondre.

La Rédaction

3ème gouvernement sous la Rupture
Eléonore Yayi pour semer la confusion

La nomination de Eléonore Yayi Ladékan dans le troisième gouvernement que Patrice Talon a rendu public hier jeudi, aura été la grosse attraction. Les commentaires vont bon train, la polémique sur son appartenance ou non au parti Fcbe de l’ancien chef de l’Etat, Yayi Boni aussi. Une polémique que ce parti se réclamant de l’opposition au pouvoir Talon a essayé de faire taire à travers un communiqué.
Mais quand on analyse bien la situation, en faisant appel à une ‘’ Yayi’’, non seulement le président Patrice Talon, en difficulté dans le bastion de son prédécesseur, a voulu se servir du patronyme pour se réconcilier avec cette région du pays, il a aussi « utiliser » Eléonore Ladikan, professeur de rang magistral et membre de l’équipe rectorale, pour maîtriser la fronde de l’Intersyndicale des enseignants du supérieur qui avait engagé un bras de fer avec la ministre sortie, Marie Odile Attanasso dans ses réformes à l’université nationale d’Abomey-Calavi. Au sujet de l’utilisation du patronyme Yayi, pour prouver à l’opinion publique qu’un gros poisson a été pêché dans le marigot de l’opposition, il semble bien que la confusion ne prend pas.

La Rédaction

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