Bénin/réformes dans le secteur sanitaire : La Commission chargée du contrôle relève des dysfonctionnements

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Le secteur sanitaire au Bénin, ne va aussi bien que ça. Les réformes engagées par le gouvernement piétinent par endroits. Si certaines formations sanitaires ont déja mis en œuvre certaines recommandations, d’autres par contre s’affichent par leur mépris vis à vis des textes. C’est ce qu’a confié vendredi 30 août 2019 à la salle de conférence du Ministère de la santé, la Commission chargée du contrôle des structures aussi bien publiques que privées de prestations de soins médicaux. Lire un extrait des propos du Professeur Blaise Ayivi, Coordonnateur de ladite commission. C’était au détour d’un point de presse.

 

«Au Chd Ouémé de Porto-Novo, la commission a noté un nombre anormalement élevé de décès maternels…Les investigations ont montré que la plupart des cas sont référés tardivement de la périphérie…Au Chu-Mel de Cotonou, des dysfonctionnements majeurs persistants liés à l’organisation des services, occasionnent des drames de décès maternels et de nouveau-nés. En fait, il s’agit d’une insuffisance dans la passation des informations entre les médecins de garde et d’une insuffisance de supervision des responsables immédiats avec pour conséquence l’insuffisance dans l’appréciation de la gravité du cas et un prompt appel aux médecins ayant des compétences plus pointues…A l’hôpital de Zone d’Allada, des dysfonctionnements et des conflits de personnes au niveau du service de Chirurgie polluent l’ambiance de travail non seulement dans ce service mais également dans tout l’hôpital… A Abomey-Calavi, la saisine est relative à la clinique d’accouchements ‘’Barka’’ où les prestations vont au-delà des compétences du centre et entraîneraient des complications obstétricales majeures. La clinique ‘’Barka’’ d’Abomey-Calavi ne respecte pas le cahier de charges pour lequel elle a reçu une autorisation d’ouverture…A Covè, la commission a mené une investigation au centre de santé communautaire de Dovi-Dovè où circulaient sur le personnel soignant, des soupçons de ventes illicites de medicaments, d’utilisation de médicaments périmés voire de rançonnement des malades…La commission s’est également rendue à Pèrèrè dans le département du Borgou où une dame exerçait illégalement et clandestinement à domicile des soins médicaux… Enfin, la commission, ayant eu les rumeurs de cessation de prestations des centres privés de dialyse, s’est portée avec l’Unité présidentielle de suivi des projets-Santé et Social, dans les centres de dialyse pour en savoir plus. Il s’agit des centres privés «Longue vie» à Abomey-Calavi, «Unidial» à Cotonou et de l’unité de Dialyse du Cnhu. Le problème lié aux dysfonctionnements observés dans les services de dialyse semble clair. Il s’agit d’une part d’un coût très élevé de la dialyse dû à une gestion financière non controlee; d’autre part, d’une lenteur et d’une insuffisance de paiement des subventions de l’Etat, particulièrement pour les indigents…Le contrôle en immersion dans les différentes formations sanitaires de Cotonou montre qu’il existe plusieurs cabinets dont les promoteurs sont des agents paramédicaux qui ne respectent pas les limites de leurs compètences. Ces cabinets de soins infirmiers se comportent comme des cabinets ou cliniques de médecin ou de spécialiste en effectuant des consultations et des soins de médecins. L’offre de soins est assurée par des aides-soignants dans plusieurs cabinets de soins infirmiers. Dans d’autres formations sanitaires privées les aides-soignants portent des blouses réservées aux infirmières et s’assimilent aux infirmières… Plusieurs formations sanitaires privées n’ont pas renouvelé leur demande d’autorisation d’exploitation d’établissement sanitaire privé. ll a également été noté un nouveau type de personnels appelé «auxiliaires de santé» exerçant dans des cabinets de soins infirmiers…Nous exhortons nos concitoyens à dénoncer de tels manquements…Le numéro whatsapp du ministère de la santé pour les plaintes est le 91 44 44 44».

 

Propos transcrits par M.M

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