Wallis Zoumarou hier sur Radio Tokpa : « (…) revoir cette histoire de certificat de conformité »

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Le député Wallis M. Zoumarou de la 13ème circonscription électorale, membre du Bloc Républicain de la majorité présidentielle était hier dimanche 25 août 2019, en direct dans un débat contradictoire, sur Radio Tokpa, avec Eugène Azatassou, membre influent des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) de l’opposition. Quoique défendant les actions du Pouvoir Talon, le doyen d’âge de la 8ème législature de l’Assemblée nationale, n’a pas hésité à parler sans langue de bois sur le sujet relatif à la crise née des élections législatives. Aucun parti politique se réclamant de l’opposition n’a pu prendre part à ces élections et jusque-là, ces partis n’ont toujours pas eu leur certificat de conformité quand bien même ils clament satisfaire à toutes les observations du ministère de l’Intérieur. Pour le député Zoumarou, ce n’est pas normal que les choses se passent ainsi. Il martèle que « ce n’est pas ça le fondement même de la loi ». Wallis Zoumarou pense qu’on ne doit pas empêcher la compétition et a exhorté de ce fait, le gouvernement à libérer le certifcat de conformité aux partis qui ne l’ont pas encore obtenu. Lire le verbatim de ses interventions sur la question.   

« (…) moi, j’exhorte par exemple le gouvernement, le pouvoir en place, à revoir cette histoire de certificat de conformité, à trouver les moyens pour vous donner. J’exhorte le pouvoir à vous donner le certificat et qu’on cesse de s’accrocher à ça. (…) Tous ceux qui remplissent les conditions afin que le peuple choisisse celui qu’il a envie de choisir. Je veux une compétition saine et loyale. C’est ce que j’ai toujours dit. Il faut faire en sorte que l’expression du peuple soit claire et que le pouvoir ne dit pas bon ben, je suis bien, je suis en position et il faut coincer les gens. Non ! Il faut jouer la carte sur table. C’est ce que moi je veux. Ils (les partis de l’opposition ; ndlr) n’ont qu’à se débrouiller pour qu’on leur donne ça. L’affaire de certificat n’est pas l’affaire du Ministre de l’Intérieur seulement. (…) Quels sont les compromis qu’on peut faire pour que tout le monde se sente à l’aise. C’est ça qu’il faut faire. Si on ne fait pas ça, les gens vont à gauche, à droite, on tourne en rond et ils n’avancent pas, le pays n’avance pas. Il y a les lois qui sont là et c’est ça qu’on doit appliquer. Au niveau du pouvoir, on doit voir qu’est-ce qu’on peut accorder pour qu’on franchisse les difficultés aujourd’hui et qu’est-ce que Fcbe doit faire pour qu’on sente que c’est la sincérité. Ils veulent aller aux élections. Mais que Fcbe aussi se dise quels sont les sacrifices qu’on doit faire (…) Le jeu politique doit être quelque chose de sincère. Si c’est quelque chose derrière laquelle on calcule en fonction de sa propre position, évidement on ne peut pas avancer. La nation, ce n’est pas un individu. La nation, c’est l’ensemble des béninois. Donc, dans ce jeu-là, moi je veux interpeller les uns et les autres. Le certificat de conformité, si vraiment on a le souci, ce n’est pas ça le fondement même de la loi. La loi dit qu’il faut avoir tel nombre de membres fondateurs. (…) le certificat de conformité ne devrait pas être un truc qui pose problème. Il faut aller vers les instances, vers la Cour constitutionnelle, vers les tribunaux administratifs pour voir est-ce que ce qu’on vous oppose-là est légal ou illégal. Il faut faire toutes ces démarches pour qu’on voie. En tout cas, que le pouvoir ne puisse pas accepter rien que pour le certificat de conformité, qu’il y ait des partis qui ne puissent pas participer aux élections (…) Mais il faut saisir le président de l’affaire ! (…) Honnêtement, moi, en étant ici et en vous rencontrant, ce que je peux vous dire en tant que citoyen, je ne supporte pas qu’un parti politique comme Fcbe n’aille pas aux élections tout simplement pour une affaire de conformité parce qu’il y a des dispositions légales qu’on applique, tout le monde est assujetti à ça (…) Donc, je souhaite qu’au niveau du Ministre de l’intérieur, mais quand même ! Qu’il y ait le souci du compromis, qu’il y ait entente et qu’on ne soit pas en train de tirailler autour d’une simple chose. Nulle part, ce n’est prévu et c’est autour de ça qu’on va se fatiguer. En tant que citoyen, mon honnêteté me permet de dire cela… ».

 

Transcription : J.G (Matin Libre)

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