Evaluation diagnostique des enseignants Ace 2008 : Moins d’absents dans le Zou et les Collines

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Contrairement au mot d’ordre de boycott qui avait été annoncé, les enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire des départements du Zou et des Collines ont opté pour le respect de l’autorité en répondant massivement présent à l’évaluation diagnostique organisée à leur intention par le Gouvernement. C’était, le samedi 24 août dernier dans les Centres du Ceg I et II d’Abomey puis au Lycée technique de Bohicon (Lyteb). Sur  les 1376 enseignants de la maternelle et du primaire attendus dans le Zou,  1232 ont  pu régulièrement composer et 144 sont absents,  à en croire les statistiques fournies par le Chef du Service des examens et concours (C/Sec) de la Direction départementale des enseignements maternelle et primaire du Zou, soit un taux de participation de  92,46% s’est réjoui Julien Ouankpo, Secrétaire général du Zou. Au Lyteb, où les enseignants du secondaire ont été évalués, c’est aussi la satisfaction, a constaté le préfet du Zou Firmin Aimé Kouton puisque le centre a enregistré plus de candidats que prévus d’après les propos de Dieudonné Gambiala, Directeur départemental  des enseignements secondaires, de la formation technique et professionnelle du Zou. Selon ses explications, ce fort taux de participation se justifie par le fait qu’assez d’enseignants venus d’ailleurs ont exprimé la demande de composer au Lyteb. Face à cet effectif, les autorités ont été bien obligées de compléter les 23 salles précédemment aménagées à cet effet. Dans les Collines, l’évaluation s’est déroulée dans la sérénité  et sans violence, a confirmé, Firmin Aimé Kouton,  le préfet par intérim de ce département. « Tous ont répondu présents sauf les cas de force majeure » a-t-il certifié. Par contre, du côté des enseignants, ce n’est pas la joie. Ceux qui ont pris part à cette composition ont remarqué qu’ils ont été dupés par le Gouvernement. «Nous sommes fâchés puisque  le Gouvernement n’a pas honoré ses engagements. Il avait été dit que nous allons composer en étude de cas, mais grande a été notre surprise parce qu’en lieu et place nous avons composé en lecture ce  qui a suscité quelques remous en notre sein. Mais  grâce de Dieu la tension a été maîtrisée pour la poursuite de la deuxième épreuve.» a souligné un candidat. Cette remarque est également partagée par d’autres. « Les deux épreuves témoignent du plan du Gouvernement. Ils ont compliqué les choses de telle manière que  l’on se plaigne. Mais on a fait le mieux» a-t-il regretté.  Le troisième candidat enfonce le clou. «La pédagogie appliquée est abordable. Mais l’épreuve de la mathématique dépasse un peu le niveau des enseignants du primaire». En dépit de ces observations des candidats, tout s’est bien déroulé dans l’ensemble sous le regard attentif des éléments de la police républicaine qui ont veillé aux grains pour parer à toutes éventualités.

 

Fernand Kinmahou (Coll.)

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