Evaluation diagnostique des enseignants Ace 2008 : Les échos des départements

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L’évaluation diagnostique des enseignants Agents contractuels de l’Etat, promotion 2008, s’est effectivement déroulée, samedi, 24 août 2019 dans les différents centres retenus sur toute l’étendue du territoire national. Si, dans la plupart des départements, on a noté des résistances et échauffourées entre enseignants frondeurs et policiers, il faut tout de même signaler que les enseignants sont sortis massivement pour se faire évaluer malgré les appels au boycott.

 

Ils ont répondu massivement présents dans les centres de composition, ce samedi, à l’évaluation diagnostique les concernant. Et ce, malgré tout le vacarme qui a entouré cette décision du gouvernement. Les enseignants contractuels de 2008 étaient donc dans les salles de composition. Dans les centres du Ceg 1 et du Ceg 2 d’Abomey-Calavi, en dehors de quelques absents, les candidats inscrits ont composé. 480 candidats présents sur 493 inscrits (enseignement secondaire) au Ceg 2 d’Abomey-Calavi et 1193 présents sur 1330 inscrits (enseignement primaire) au Ceg 1 de la même localité. Mais pour le Directeur Départemental de l’enseignement secondaire, technique et de la formation professionnelle de l’Atlantique (Ddestfp Atlantique), Maurice Podanho, on ne peut déjà pas parler de taux d’absence étant donné que les enseignants en déplacement dans d’autres départements sont autorisés à composer dans le centre le plus proche. Même constat dans plusieurs autres centres dont celui d’Akassato.

 

Boycott massif dans le Borgou…

 

Dans le département du Borgou, le taux de boycott est plus considérable. Sur les 1754 inscrits, seulement 487 sont classés dans la catégorie ‘’présents, omis et inscrits ailleurs’’, soit un taux de 27, 77%. Un enseignant frondeur a même été arrêté à Parakou par les éléments de la police républicaine, mobilisés pour la circonstance. Réunis en assemblée générale dans l’enceinte du Lycée Mathieu Bouké pour empêcher les compositions, les enseignants ont été dispersés à coups de gaz lacrymogène par les flics. Même constat au Ceg 1 de Djougou. Au Ceg 1 de  Kandi, dans l’Alibori, des attroupements d’enseignants ont été dispersés par les forces de l’ordre afin de permettre à ceux qui sont en salle de bien composer. Des informations faisant état de tirs à balles réelles ont été démenties par le préfet de l’Alibori, Moussa Mohamadou, dans son intervention sur Kandi FM.  « C’est juste les gaz lacrymogènes », mentionne-t-il. Le préfet ajoute qu’il n’y a eu aucun blessé. Version contredite par un enseignant sur les antennes de la même radio. « Ça fait déjà deux fois qu’ils nous ont dispersés. La première fois, c’était au niveau de la mosquée de Zongo, juste au bord du goudron au niveau de la déviation qui mène vers le Ceg 1 (…). Mais ils sont venus nous disperser avec des gaz et des tirs. On a eu un blessé » a confié ce dernier. Au Ceg Hubert Maga où les enseignants du primaire composent, aucun incident majeur n’est signalé.

Aziz BADAROU

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