Assemblée nationale : La gestion sous Houngbédji bientôt auditée

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On savait le Parlement 8e législature en difficulté financière. Matin Libre a même annoncé la ‘‘banqueroute’’ de la deuxième institution de l’Etat, suite à l’impossibilité de faire des travaux de rénovation en prélude à l’arrivée du président indien Ram Nath Kovind. Les chiffres parlent de plus de 4 milliards d’ardoise laissée par la 7e législature dirigée par Me Adrien Houngbédji, avec des chèques émis mais  non encore encaissés. Aujourd’hui, ce sont les députés même qui en parlent. Hier, lors du débat précédant le vote du budget de l’Assemblée nationale exercice 2020, la question est revenue sur le tapis. Le Député Augustin Ahouanvoébla creva l’abcès.: « On nous chante depuis le 1er janvier 2019 qu’il n’y a pas d’argent à l’Assemblée nationale alors que nous avons un budget. Nous ne comprenons pas comment on peut dire qu’à l’Assemblée nationale, il n’y a pas d’argent. On ne peut pas payer ci, on ne peut pas payer ça. Et pourtant, l’Etat central, le gouvernement a toujours fait son devoir. Qu’est-ce qui s’est passé entre temps pour que véritablement, on en soit là ? », a demandé le député Up au président Louis Vlavonou. Pour lui, même si le président de l’Assemblée nationale ne peut tout dire, à cause de son statut, il est important de savoir ce qui s’est passé pour qu’aujourd’hui, l’Assemblée nationale reste devoir aux députés de la 7e législature et traine des dettes.  Au député Abdoulaye Gounou de renchérir: « Nous lisons sur les réseaux sociaux, par-ci, par-là, qu’il y a eu des milliards en l’air, M le président, la charité bien ordonnée commence par soi-même. Nous sommes une Assemblée nationale. Nous avons, entre autres, pour mission fondamentale le contrôle de l’action du gouvernement. Pourquoi ne pas faire une action d’auto-contrôle de nous-mêmes d’abord pour montrer au peuple que l’Assemblée nationale est de bonne foi », . Le député du Bloc républicain suggère alors au président de l’Assemblée nationale, la création d’une commission d’enquête parlementaire pour savoir à quel niveau le bureau dirigé par Me Adrien Houngbédji a péché dans sa gestion. Voilà une décision qui, entérinée, peut être source de nuits blanches pour le président de la 7e législature et ses questeurs. Et pourtant, entre 2017 et 2018, la sonnette avait été tirée par le député Léon Basile Ahossi.

 

Mike MAHOUNA

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