RECRUTEMENT D’UNE EQUIPE DE DEUX (02) CONSULTANT(E) POUR EFFECTUER L’ETUDE DE PREVALENCE DES MGF DANS LES 4 DEPARTEMENT DU NORD DU BENIN

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I- Contexte et Justification

 

Les Mutilations Génitales Féminines constituent une pratique socioculturelle commune à la plupart des pays africains, qui est une violation des droits des femmes, et classée parmi les Violences Faites aux Femmes et aux Filles (Groupe CEDEF du Bénin, 2013).

Dans ce cadre, le mouvement général et mondial de lutte contre ce type de pratique qui a été amorcé, n’a pas épargné le Bénin. A Partir des années 2002 cette lutte a été renforcée suite à la recommandation du Comité des Droits Economiques et Sociaux (E/C.12/A/Add.78, 5 juin 2002). Plusieurs types d’actions ont été menées notamment : l’intensification des sensibilisations, le renforcement de capacité des divers acteurs intervenant à tous les niveaux des procédures, la prise en charge des victimes, la répression et la réintégration des auteurs desdites violences, la vulgarisation des instruments juridiques internationaux et nationaux en la matière. Au plan national, le dispositif de répression et de sanction de cette pratique comporte un certain nombre de lois (loi N° 2003-03 du 3 mars 2003 portant répression de la pratique des mutilations génitales féminines en République du Bénin ; loi n°2011-26 du 09 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes, loi 2003-04 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction) visant à protéger les femmes et les filles contre les Mutilations Génitales Féminines.

Selon le discours officiel, cette variété d’activités aurait induit une éradication de cette pratique, depuis une dizaine d’années au Bénin ; contrairement aux autres pays de la région ouest-africaine. L’une des conséquences de ce type de discours a été l’exclusion du Bénin des pays pouvant bénéficier de l’appui technique et financier extérieur en la matière.

Or, tout porte à croire que, face à l’arsenal juridique déployé contre les MGF les pratiquants et les observateurs ont plutôt changé leur mode opératoire. En effet, selon l’étude intitulée : «Etude qualitative sur la persistante de la mutilation génitale féminine dans 10 communes du nord Bénin » et le Rapport de la Collecte de données exploratoires sur les MGF dans 10 communes du nord Bénin réalisée par l’OFFE sous financement de l’UNFPA, des poches de résistance subsistent toujours et les acteurs développent des stratégies plus subtiles et discrètes. Dans un tel contexte, les acteurs de terrain, faute de moyens adaptés aux formes prises par le fait, ne parviennent pas à rendre disponibles des statistiques actualisées.

Face à cette attitude équivoque, Cuso International, l’UNFPA et l’OFFE initient une étude de prévalence pour établir et rendre compte, à partir des faits avérés et chiffrés, de la situation actuelle de cette pratique.

 

II- Objectifs de l’étude

            Les objectifs de l’étude sont déclinés en objectifs global et spécifiques.

 

Objectif global

Cette étude sur les mutilations génitales féminines (MGF), vise de manière générale, à fournir des données de base, nécessaires à l’évaluation et à l’amélioration des stratégies de lutte contre les MGF dans les départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga.

 

  • Objectifs spécifiques
  • estimer la prévalence des Mutilations Génitales Féminines dans les départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga au sein de la population des filles de 15 – 19 ans ;
  • mesurer le niveau de connaissance des conséquences néfastes des MGF chez les filles de 15 – 19 ans ;
  • recueillir les opinions et les attitudes des parents sur les MGF et calculer les proportions de ceux/celles favorables ou non à son maintien ou à son abandon (confère les résultats de EDS 2012) ;
  • déterminer les caractéristiques socioculturelles et démographiques des différents acteurs favorables ou non au maintien de la pratique des MGF. Ces informations permettront de déterminer le profil socioculturel et démographique des acteurs selon qu’ils soient favorables ou non au maintien ou à l’abandon de la pratique (confère les résultats de EDS 2012);
  • Identifier les déterminants de la persistance du phénomène dans les départements de l’étude ;
  • recueillir les opinions et attitudes sur les stratégies actuelles de lutte contre les MGF ;
  • formuler des recommandations prenant en compte les suggestions des parents pour la lutte contre les stratégies actuelles de contournement développées par les acteurs.

 

III- Résultats attendus

            Les résultats attendus de cette consultation sont :

  • la prévalence des Mutilations Génitales Féminines dans les départements du Borgou, de l’Alibori, de l’Atacora et de la Donga au sein de la population des filles de 15 – 19 ans est estimée;
  • le niveau de connaissance des conséquences néfastes des MGF chez les filles de 15 – 19 ans mesuré
  • les opinions et les attitudes des parents sur les MGF recueillis et les proportions de personnes favorables ou non au phénomène calculées
  • les caractéristiques socioculturelles et démographiques des différents acteurs favorables ou non au maintien de la pratique des MGF déterminées;
  • les déterminants de la persistance du phénomène dans les départements de l’étude sont identifiés ;
  • les opinions et attitudes sur les stratégies actuelles de lutte contre les MGF  recueillis.
  • des recommandations prenant en compte les suggestions des parents pour la lutte contre les stratégies actuelles de contournement développées par les acteurs formulés

 

IV- Durée et Lieux de la mission

– Durée

L’étude est une mission dont le but est de fournir les données qualitatives et quantitatives sur les Mutilations Génitales Féminines. Elle est prévue pour être réalisée sur une durée de quarante-cinq (45) jours à compter de la signature du contrat. Le planning de travail devra tenir rigoureusement dans ce délai.

 

– Couverture géographique

Les travaux de collecte de données auront lieu dans les 4 départements du Nord. Selon la revue de littérature et le discours des acteurs de terrain, cette région du pays semble être plus concernée par la pratique. Plus précisément, il s’agit du Borgou, de l’Alibori de l’Atacora, et de la Donga.

 

V- Méthodologie de travail et profil de l’équipe de recherche

            Approche Méthodologique

L’équipe de recherche proposera une méthodologie adaptée permettant d’obtenir les résultats escomptés conformément aux TDR de l’étude.

Documents attendus

  • Un rapport de cadrage de l’étude ;
  • Un rapport préliminaire de l’étude ;
  • Un rapport final de l’étude.

Supervision de l’étude

L’équipe des Consultants travaillera sous la direction générale des Représentantes UNFPA et CUSO et sous la supervision conjointe du Chargé de projet CUSO, Chargé de Suivi et Evaluation de l’UNFPA et de la DG/OFFE.

 

Profil du chef d’équipe

La structure exécutante mettra en place une équipe souple et adaptée aux contraintes du temps. Elle sera dirigée par 2 consultants répondant au profil ci-après :

  1. Consultant(e) principal(e) doit avoir les compétences et qualifications suivantes :
  • Formation universitaire supérieure (minimum Bac+5 en sciences sociales, sciences économiques, sciences politiques, santé publique ou équivalent);
  • Expérience d’au moins 10 ans confirmée dans la réalisation des études d’envergure sociale ;
  • Spécialisation et expérience significative dans le domaine des violences faites aux Femmes et aux Filles, les violences basées sur le genre et idéalement les mutilations génitales féminines. Connaissance du contexte du pays au moins en relation avec la thématique.
  • Excellentes aptitudes de gestion et capacités de travailler avec des équipes pluridisciplinaires et multiculturelles;
  • Excellentes capacités de communication et de rédaction en français ;

 

  1. Profil du consultant(e) associé(e) :
  • Formation universitaire supérieure minimum Bac+5. Etre statisticien démographe ou un statisticien économiste ou équivalent;
  • Expérience confirmée d’au moins 7 ans dans la conduite des études en particulier dans le domaine des VBG
  • Spécialisation et expérience significative dans la composante thématique couverte par la gestion desviolences faites aux Femmes et aux Filles, les violences basées sur le genre et idéalement les mutilations génitales féminines,
  • Parfaite maitrise du contexte socioéconomique du pays.
  • Excellente capacité à travailler au sein d’une équipe pluridisciplinaire et multiculturelle;
  • Excellentes capacités de communication et de rédaction en français;

 

VI- Dossier de candidature 

 

Les dossiers de candidature complets sont à envoyer au plus tard le 20 Aout 2019 à 17 heures à l’adresse e-mail suivante : benin@unfpa.org et/ou déposer les copies dures à la guérite de l’UNFPA sise à la Zone résidentielle Lot N° 115 TEL : (229) 21 31 53 66 / 21 31 44 13 – FAX: (229) 21 31 00 74 Site web: http://benin.unfpa.org  avec la mention « RECRUTEMENT CONSULTANTS POUR ETUDE MGF, A N’OUVRIR QU’EN SEANCE».

 

Le dossier de candidature complet comprend :

  • Un CV mettant en relief leurs expériences ;
  • Les attestations des différentes expériences ;
  • Les copies des diplômes requis ;
  • Une offre technique comprenant : (i) la compréhension de la mission, (ii) la Méthodologie de travail pour la mission, (iii) le calendrier de mise en œuvre de la mission, (iv) les références des études similaires réalisées ;
  • Une offre financière comprenant le budget détaillé des interventions.

Les TDR de l’étude pourront être consultés sur le site web de l’UNFPA : http://benin.unfpa.org

 

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