59e anniversaire d’accession à l’indépendance : Moukaram Badarou lance le débat

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La célébration du 59e anniversaire d’accession à l’indépendance du Bénin n’a pas laissé indifférent l’ancien préfet de l’Ouémé-Plateau. Moukaram Badarou, à travers une conférence publique a relancé le débat sur l’après-indépendance. 3 communications ont servi de fond au dbat qui a connu la participation d’éminentes personnalités du Bénin. C’était samedi 27 juillet 2019, à la salle de conférence de l’espace Ubuntu  à Porto-Novo.

 

Au nombre des trois communications ayant meublé la conférence, figurent : « Retour sur les traces de l’avènement du Bénin à l’indépendance », présentée par le Professeur Agossou Noukpo, directeur de l’Isma et par Me Jacques Migan, avocat au Barreau de Cotonou, ancien Bâtonnier de l’ordre des avocats du Bénin et « Ce qui a changé depuis avril 2016 », par Wilfried Houngbédji, Chargé de la communication à la Présidence de la République. Quant à la troisième communication, elle est intitulée : « Ce qui change et changera à Porto-Novo » et est présentée par Reine Oussou kpanou, Directrice de la promotion de la femme et du genre au Ministère des affaires sociales et de la micro finance.

Pour l’ancien préfet, Moukaram Badarou, l’initiative de la conférence fait suite au malheureux constat, celui de la facilité à oublier les dates des grands événements du parcours de la construction du pays, dont font preuve les béninois. A l’en croire, cet  oubli est d’autant plus déconcertant au point de craindre que le 1er août ne subisse le même sort un jour. Cette initiative est prise aussi, dit-il, pour « modestement contribuer à mieux faire savoir à l’opinion publique les efforts qui se font depuis le 06 avril 2016 pour changer positivement l’ordre des choses au Bénin et particulièrement à Porto-Novo, la ville Capitale de notre pays ». Selon ses propos, le Bénin vit une situation pour le moins dangereuse et suffisamment inquiétante pour l’avenir, tant les valeurs républicaines se sont retrouvées en berne, les repères en difficultés, et Même le système démocratique s’est retrouvé en souffrance du fait de l’argent qui a complètement  pris la place des idées et des actions citoyennes, l’autorité de l’état  ayant perdu de sa superbe et le pouvoir d’achat en déphasage avec la réalité économique du pays. Une situation qui ressemblait à un champ de mine où si l’on n’arrêtait pas l’hémorragie, le second pas pourrait être le dernier. Or, fait-il remarquer, le Bénin, est un héritage des parents et arrières parents qui se sont battus sans relâche pour que le pays compte dans le concert des nations. Ainsi, De Bio Guerra à Kaba en passant par Béhanzin et Toffa ; de Hubert Maga au Général Mathieu Kérékou en passant par Tomètin Ahomadégbé, Sourou Migan Apithy et Emile Derlin Zinsou…, jamais ils n’ont baissé les bras pour que le Bénin tienne et jamais ils n’ont marchandé le sacrifice à consentir pour hisser haut le pays. Face à un tel tableau clinique, il était temps de siffler la fin de la récréation et restaurer l’autorité de l’état, martèle-t-il. D’où importance de la conférence qui se tient à quelques jours de célébration du cinquante-neuvième anniversaire de l’indépendance du Bénin, et qui se veut un espace de rendez-vous de donner et de recevoir, un lieu d’échange fructueux sur les questions de développement du Bénin et particulièrement celui de la ville Capitale. Il a donc exprimé sa reconnaissance aux participants, aux coordinations, aux  militantes et militants ainsi qu’aux sympathisants de l’Union Progressiste de la dix-neuvième circonscription, avec une mention spéciale au Président Bruno Amoussou.

 

Mike Mahouna

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