Impact du numérique dans la presse: La survie des photojournalistes préoccupe l’Upmb

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Faut-il repenser le métier de photojournalistes dans un monde où les nouvelles technologies de l’information et de la communication bouleversent tout ? La question est au centre d’une journée de réflexion organisée hier, lundi 22 juillet à la Maison des médias, par l’Union des professionnels des médias du Bénin en partenariat avec l’Anarib.

« L’impact du numérique sur la survie des photojournalistes de la presse écrite » ! C’est autour de ce thème que le consultant média François Awoudo a entretenu hier les photojournalistes réunis au sein de l’Association nationale des reporters d’image du Bénin (Anarib). En effet, les nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic), au même moment  qu’elles constituent un outil de développement, sont à la base de la suppression de certains corps de métiers dont celui des photojournalistes de la presse écrite. Aujourd’hui, les journalistes rédacteurs, munis de leurs appareils photo ou smartphones, ne sentent plus  forcément le besoin de faire appel à un photojournaliste avant de prendre des images pour illustrer les articles de journaux. Face à cette menace sur la survie de ce corps, l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), par le biais de sa présidente par intérim Zakiath Latoundji, a répondu à l’appel des photojournalistes en organisant à leur intention une journée d’échanges autour d’un thème aussi évocateur.

Faisant le diagnostic des maux qui minent le secteur, le président de l’Anarib Gontran Hounsounou regrette que l’appareil photo soit aujourd’hui devenu un jouet que quiconque peut acquérir, peu importe la qualité. Il y en a qui se targuent du titre de photojournalistes parce qu’ils peuvent appuyer sur un déclencheur. Or, souligne-t-il, la photographie fonctionnelle est différente de la photographie picturale. La première étant axée sur l’information et la seconde sur l’esthétique du sujet. Pour lui, les photojournalistes constituent des habilleurs de textes. Leurs œuvres facilitent la bonne lecture et amènent le lecteur à une meilleure compréhension des réalités abordées dans les articles de presse. Dès lors, journalistes rédacteurs et photojournalistes constituent les maillons d’une même chaîne et l’un ne doit pas usurper les attributions de l’autre.

Pour la présidente par intérim de l’Upmb Zakiath Latoundji, les photojournalistes ont leur importance. Car, la qualité des photos qu’ils proposent n’est pas la même que celles prises avec les smartphones et autres. Elle ne comprend pas alors que ces hommes (les photojournalistes), tant recherchés par le passé, soient aujourd’hui relégués au second rang. C’est pourquoi, a-t-elle souligné, l’Upmb apporte tout son appui pour que les échanges sur la survie de ce corps conduisent à faire l’étude du milieu, analyser les facteurs favorisant le dysfonctionnement entre photojournalistes et organes de presse écrite afin de proposer des pistes pour la survie des professionnels photojournalistes.

Bertrand HOUANHO

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