Dialogue social Talon-Syndicats : Pour se dire quoi ?

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Le chef de l’Etat rencontre aujourd’hui les centrales syndicales. A l’annonce de la nouvelle, surpris étaient plus d’un. Qu’est-ce qui urge ? Qu’attend le chef de l’Etat des syndicalistes ? Depuis quand l’avis de ces derniers compte pour la Rupture ? Ce sont des questionnements qui reviennent sans cesse sur les lèvres. Et quand on  connait comment les réformes ont été conduites dans le secteur de l’éducation depuis le 06 avril 2016, on est en droit de s’interroger quant à l’issue de ces échanges. A moins que cette rencontre ne soit pour Patrice Talon l’occasion de présenter aux centrales syndicales les résultats des différents examens de cette année comme trophée des réformes entreprises dans le secteur, on ne voit vraiment pas l’utilité d’une telle rencontre. Un système éducatif où les enseignants reconnus ‘’défaillants’’ forment des apprenants qui réussissent à plus de 50% aux différents examens. Il faut s’attendre à ce que Patrice Talon fasse de ce taux de réussite la prime à une année scolaire sans grève, une prouesse du Pag. Et de ce fait, demander aux centrales syndicales de le laisser conduire ses réformes à terme.

 

Au Bénin du Nouveau départ les centrales syndicales ont-elles encore une force coercitive ? Dépouillées du droit de grève, elles ont été réduites à leur plus simple expression. Même pour revendiquer ce qui leur revient de droit, c’est avec la peur au ventre. La loi sur l’embauche, comme une épée de Damoclès, plane sur la tête des secrétaires généraux qui refusent de s’aligner. Le cas du capitaine Patrice Trèkpo révoqué de la fonction publique pour avoir osé critiquer, en sa qualité de secrétaire général des eaux, forêts et chasse, la nouvelle gouvernance au parc Pendjari est encore vivace dans les esprits. Pourtant, on se rend bien compte aujourd’hui, après les tristes événements  survenus dans ledit parc que ses critiques étaient fondées. Dans le rang des secrétaires généraux, qui ose encore faire des revendications corporatistes ? Tous ont renoncé et subissent dans le silence. Dans ces conditions, le gouvernement déroule son programme presque sans anicroche. Pourquoi alors a-t-on encore besoin de s’entretenir avec les syndicalistes ? Il faut espérer que la rencontre du jour ne soit pas un monologue de plus et que les centrales syndicales pourront espérer un début de satisfaction des revendications qui sont sur la table du président de la République.

 

M.M

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