DÉCLARATION DU PARTI FORCE CAURIS POUR UN BÉNIN ÉMERGENT (FCBE)

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Mesdames et Messieurs de la presse

Militants et Sympathisants du Parti

 

Chers compatriotes,

Bienvenue et merci d’avoir répondu une fois encore à notre appel. Nous ne cesserons jamais de recourir à vous, chaque fois que le besoin se fera sentir.

Aujourd’hui, il sera question d’éclairer la lanterne de chacun sur la position de notre parti dans le débat politique en cours dans notre pays.

Mais avant d’aborder en long et en large le sujet à l’ordre du jour, le parti FCBE, par ma voix, tient à remercier et à féliciter ses militants et sympathisants pour leur soutien jamais marchandé, et pour le sérieux et la bravoure qui les ont toujours caractérisés quand il s’agit de défendre la démocratie et la cause du parti.

Aussi,  le bureau exécutif salue-t-il le peuple béninois pour son attachement au parti FCBE, à l’Etat de droit et à la démocratie par laquelle jadis, il exerçait sans entrave sa souveraineté.

 

Mesdames et Messieurs,

Le parti FCBE n’est pas insensible au cri de cœur des populations. Vous savez tous comme moi que le militantisme est une forme d’engagement actif à une cause de nature politique défendant une idéologie. Le but de cet engagement étant de faire valoir le soutien du peuple à une plus grande échelle, le parti ne saurait pour quelque raison que ce soit, ignorer la volonté de la base.

Vous n’êtes pas sans savoir que le parti FCBE constitue l’opposition naturelle au régime dit de la rupture. Je ne vous apprends rien en vous disant que dans toute démocratie le parti qui perd les élections présidentielles est condamné à l’opposition au régime investi du pouvoir d’Etat. Cela participe à la vivification de la démocratie.

Ainsi, depuis l’avènement du pouvoir TALON jusqu’à ce jour, le parti FCBE est et demeure opposé à la gouvernance actuelle de notre pays. Le parti a donc pris une part active dans le combat pour la restauration de la démocratie et de l’Etat de droit. C’est la raison pour laquelle, à ce jour, il en paie le lourd tribut. Nous ne reviendrons pas sur les assassinats et enlèvements au quotidien de ses militants partout sur l’étendue du territoire national dont les plus en vue restent ceux de Cotonou, Kandi, Tchaourou, Savè, ces compatriotes qui ne réclament que le respect de leurs droits constitutionnellement reconnus.

Mesdames et Messieurs,

Le parti FCBE fera bientôt les formalités devant qui le Ministère de l’Intérieur, pour son enregistrement officiel en tant que parti d’opposition.

Pour ce qui concerne les observations du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique au parti FCBE, la position du parti est sans ambages et se décline en deux (02) points majeurs :

1.       Les camarades qui ont maille à partir avec la justice

La demande du Ministre SACCA Lafia, en plus d’être illégal et arbitraire, est une injure faite au parti.

Aucune loi de la République n’empêche tout fils ou toute fille de ce pays qui ne fait l’objet d’aucune condamnation par la justice, d’être membre d’un organe dirigeant d’un parti politique.

Accéder à cette exigence revient à renoncer à la présomption d’innocence, principe selon lequel toute personne, qui se voit reprocher une infraction, est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement démontrée. Accéder à cette exigence revient également à donner le pouvoir au Ministre SACCA Lafia, de désigner qui peut être ou non, dirigeant du parti FCBE.

Le parti s’insurge contre cette énième violation de notre constitution du 11 décembre 1990 et des textes qui régissent la République.

Le parti condamne cette tendance à considérer les désidératas du Président Patrice TALON, comme lois de la République.

En conséquence, le parti FCBE garde intacte la composition de son bureau exécutif élu au congrès des 10 et 11 février 2018 à Parakou, et reconduit au congrès de mise en conformité aux nouvelles dispositions de la charte des partis politiques, tenu à Abomey-Calavi le samedi 29 décembre 2018.

2.       L’organisation d’un nouveau congrès constitutif

Pour rappel, le 22 février 2019, à la suite de la notification de sa non-conformité au parti FCBE, nous avons, tous travaux cessant, organisé un congrès extraordinaire pour lever les observations faites par le Ministère de l’Intérieur. Et soixante-douze (72) heures plus tard, c’est-à-dire le 25 février, au cours de l’audience accordée à l’opposition, le Président Patrice TALON a, lui-même reconnu l’effort ô combien salutaire fourni par le parti FCBE en organisant en un temps record, un congrès extraordinaire aux fins de se plier aux injonctions du Ministère de l’Intérieur.

Malgré cette reconnaissance publique et malgré toutes les autres diligences accomplies par notre parti, le pouvoir du Président Patrice TALON s’est refusé de reconnaître à la FCBE, son existence juridique. Exiger aujourd’hui à ce même parti de retourner à un autre congrès pour je ne sais quelle raison, est une chicane de trop.

Mesdames et Messieurs,

Le parti FCBE n’ira pas au congrès et attend que conformément à l’article 22 de la charte des partis politiques en vigueur en République du Bénin qui dispose :

« Si à l’expiration d’un délai de deux (02) mois après le dépôt de la déclaration, aucune notification de conformité ou de non-conformité n’est parvenue au parti politique concerné, le dossier de déclaration administrative de constitution est réputée conforme à la loi »

le parti FCBE, disais-je, attend que le gouvernement respecte pour une fois, les textes de la République et atteste enfin que le parti est conforme aux nouveaux textes en vigueur.

          Mesdames et Messieurs,

Pour finir, je vous donne lecture de la déclaration du parti FCBE devant le Président Patrice TALON, au cours de la rencontre du 15 juillet dernier au Palais de la Marina en ce qui concerne les conditions préalables à la participation du parti à tout dialogue politique.

LES PRÉ-REQUIS D’UN DIALOGUE INCLUSIF ET FRUCTUEUX

Excellence Monsieur le Président de la République,

Dans votre adresse à la Nation en date du 20 mai de cette année, vous disiez ceci :

« Conscient que nul ne devra manquer au chantier de construction de notre pays, j’inviterai très prochainement la classe politique pour des échanges directs, francs et constructifs au profit de notre bien commun, le Bénin. »

          Excellence Monsieur le Président de la République,

Pour un tel dialogue, le parti FCBE estime que certaines conditions devraient être préalablement remplies :

a.       le retour de tous les fils et de toutes les filles du Bénin contraints à l’exil depuis votre arrivée au pouvoir et la mise en liberté des prisonniers politiques, afin qu’ils retrouvent leurs familles respectives et qu’ils participent à l’œuvre de construction du pays ;

b.       la remise à leurs familles respectives des corps des compatriotes abattus et emportés par l’armée lors des événements pré et post-électoraux.

Monsieur le Président de la République,

Comme vous-même l’avez clamé, le 06 mars 2019, au cours d’une rencontre avec les partis politiques, vous voudriez des élections législatives consensuelles, « des élections qui soient de même nature, de même qualité, de même convivialité que ce qu’on a connu jusque-là », certainement tel que toutes celles auxquelles le peuple béninois était habitué depuis l’avènement du renouveau démocratique.

Les élections du 28 avril 2019 sont loin de répondre à ces exigences. Pire, elles ont été soldées par un taux d’abstention jamais connu dans notre pays depuis près de trois décennies. Ceci est l’expression du rejet par le peuple d’une élection exclusive.

C’est donc la raison pour laquelle, en sus de nos deux points précédents, nous demandons l’organisation d’une élection législative inclusive, transparente pour la désignation par le peuple souverain, des hommes et femmes devant composer la 8ème Législature de notre Assemblée Nationale. Car après tout, un député est un représentant du peuple et non le contraire.

Enfin, le parti FCBE est préoccupé par la situation que vit aujourd’hui le Dr Boni YAYI, qui a présidé aux destinées de notre pays, dix années durant. Il subit des persécutions avec sa famille, ses parents, ses proches collaborateurs qui sont, soit en prison, en exil ou dans la clandestinité. Notre peuple s’en préoccupe également lorsqu’on sait que la cause première de cette crise est le processus électoral non inclusif et non ses conséquences. Il ne peut donc pas être tenu pour responsable de ses événements pour lesquels il paie chèrement pour sa vie. Il en est de même de la population dont certaines personnes ont perdu la vie d’autres en détention, en clandestinité ou en exil.

En conclusion, le parti FCBE souhaite encore aujourd’hui plus qu’hier, la tenue d’un dialogue national pour réconcilier le peuple béninois avec lui-même.

Merci pour votre attention

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