Programme Aswa/Accélération de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement : Le Bénin pour la fin de la défécation à l’air libre en 2025

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La ville de Cotonou abrite depuis mercredi 03 juillet 2019, la 6ème revue annuelle du programme Aswa. Programme consacré à l’accélération de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous. Hier jeudi, le ministre de la santé, Benjamin Hounkpatin, devant les acteurs d’autres pays, a procédé à l’ouverture officielle de la revue. Et, tout en remerciant l’Unicef, les Pays-Bas et la grande Bretagne pour leur soutien, il a laissé entendre que d’ici à 2025 il n’y aura plus de défécation à l’air libre au Bénin. C’était à Azalaï hôtel.

 

Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau. Ainsi se décline le point 6 des Objectifs du développement durable (Odd) et qui est au coeur des échanges. En effet, fait savoir le représentant résident de l’Unicef, Claude Kamenga, l’accès à une eau potable et à l’assainissement sont des droits fondamentaux pour les populations et en particulier pour les enfants. Selon une étude de la banque mondiale, évoque-t-il, l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’assainissement permet de réduire 90% des morts prématurés directement imputables à une mauvaise qualité de l’eau, de l’assainissement et des conditions d’hygiène. Au Bénin par exemple, laisse entendre l’homme, cela permettrait d’éviter chaque année le décès d’au moins 7000 personnes dont 4300 enfants de moins de 5 ans, qui meurent des conséquences liées au manque d’accès à l’eau et à l’assainissement.  «Là où, il n’y a ni robinet ni savon pour se laver les mains, les maladies se propagent rapidement…Les maladies liées à l’eau et à l’assainissement demeurent l’une des principales causes de décès chez les enfants de moins de 5ans. Les hôpitaux et centres de santé qui n’ont pas d’eau courante, de toilettes ou de savon peuvent se transformer en usines à maladies. Lors d’un accouchement, cela peut devenir une question  de vie ou de mort tant pour le nouveau-né que pour sa mère», explique Claude Kamenga. C’est dire tout l’intérêt de cette revue devant déboucher sur la conceptualisation de stratégies transformatrices, durables, équitables et participatives. Même si, au Bénin, des efforts soutenus sont faits pour la cause, et que des résultats encourageants ont été atteints souligne-t-il, le progrès reste lent. Procédant à l’ouverture officielle de cet atelier qui prend fin ce jour, le ministre de la santé Benjamin Hounkpatin a confié que cette revue renforce l’initiative l’eau pour tous inscrite au Programme d’action du gouvernement (Pag). Le programme Aswa au Bénin a permis, selon ses propos, une amélioration significative des indicateurs de l’accès à l’eau et à l’assainissement en milieu rural. «Cette revue doit permettre à chaque pays d’évaluer à juste valeur les forces et faiblesses enregistrées pendant la mise en œuvre du programme», fait-il savoir.  Ceci, afin de corriger les différentes imperfections pour l’atteinte de résultats plus performants. «Le défi pour lequel je voudrais sceller une alliance avec vous aujourd’hui est celui de faire que le Bénin soit déclaré état…où, il y a la fin de la défécation d’ici à 2025», lâche pour finir le ministre.

Pour rappel, l’Unicef travaille avec le gouvernement béninois et les partenaires au développement pour assurer l’accès à l’eau, à un assainissement amélioré et à l’hygiène en faveur des enfants défavorisés dans les communes rurales et périurbaines, les écoles, et les centres de santé dans les zones les plus vulnérables. Le programme Aswa est financé  par le gouvernement des Pays-Bas à travers le fonds Dgis. Douze pays en sont bénéficiaires.

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