Parti du renouveau démocratique : Les fidèles de Houngbédji, les vrais perdants

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Dans le rang des députés de la 7ème Législature qui n’ont pu compétir pour le renouvellement de leurs sièges au Parlement, les fortunes sont diverses. Contrairement aux députés de la minorité qui ont commis le péché d’avoir voté par deux fois contre le projet de révision de la Constitution, les députés Prd qui sont restés fidèles à Adrien Houngbédji doivent aujourd’hui se mordre les doigts.

 

Ils ont nom Sanni Yibatou Glèlè, Michel Bahoun, Raphael Akotègnon, Akissoe Noël et consorts. Rien ne présageait qu’ils ne figureraient pas parmi les députés de la 8e législature. Autant qu’ils sont, ils pouvaient renouveler autant de fois qu’ils voulaient leurs mandats respectifs. Juste après les résultats du second tour de la présidentielle de 2016, leur parti, le Prd, a déclaré son soutien au nouveau locataire de la Marina. A l’Assemblée nationale, ils ont joué le jeu du pouvoir. Ils faisaient partie de la majorité mécanique qui a toujours voté les projets ou propositions de lois venant de la mouvance présidentielle. Ils s’imaginaient être dans les bonnes grâces, espérant bénéficier en son temps du fruit de leur soutien. Tout marchait bien pour eux jusqu’au jour où le Prd décide de claquer la porte du Bloc républicain. Il y en a parmi eux qui, certainement, ont poussé Me Adrien Houngbédji à prendre cette décision, laquelle sera à la base de l’exclusion du parti de la course pour les Législatives. Ils n’étaient pas d’accord avec les misères qu’infligeaient les ténors du Bloc républicain à leur président de parti. Qui ne le serait pas ? En aucun cas, ils ne pouvaient imaginer être logés à la même enseigne que leurs homologues de la minorité parlementaire. Pourtant, c’est le cas aujourd’hui. Leur faute, c’est d’avoir choisi de rester fidèles à Adrien Houngbédji. Leur faute c’est de ne pas avoir su très tôt que désormais les donnes ont changé et que les valeurs comme la conviction, la fidélité en politique ne paient plus. Leur erreur, c’est d’avoir cru que le Prd était si fort pour résister au vent de la décapitation qui a emporté le Psd et la Rb. Contrairement à leurs autres compagnons de lutte qui, aujourd’hui siègent à la 8e Législature, ils n’avaient pas pensé à eux d’abord. Ils ont pensé au parti. Finalement, ils ont eu la même récompense que le président du parti, rester à la touche et regarder les autres faire pendant les quatre prochaines années.  A bien analyser, c’est eux les vrais perdants. Car en réalité, en politique Me Adrien Houngbédji ne jouait que les prolongations. Sa vie politique aurait dû s’arrêter aux Législatives de 2015, s’il n’avait pas été élu à une voix près  à la tête de l’Assemblée nationale. La promotion des contre-valeurs, c’est ça aussi la politique de la ruse et de la rage. Ces lieutenants du Prd l’ont appris à leurs dépens.

 

M.M

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