Existence de rats porteurs de virus Lassa au Bénin : “Pas de panique, la situation est sous contrôle”

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Si le risque d’avoir des cas autochtones de malades de la fièvre hémorragique à virus Lassa est présent, étant donné que des rats porteurs du virus existent au Bénin depuis un moment, les autorités compétentes ont très tôt pris la mesure de la situation. Des dispositions subséquentes pouvant permettre de détecter tôt les cas, circonscrire le mal et surtout guérir tous les malades, ont été prises. A titre illustratif, l’efficacité de la riposte dans la gestion de la dernière épidémie de Lassa, avec un taux de létalité très rassurant, soit zéro décès, la limitation des sujets contacts ainsi que la faible propagation du mal.

En effet, «si je ne promets pas qu’il n’y aura pas de cas…, je peux, par contre, certifier que nous avons l’entraînement nécessaire pour faire en sorte que les cas qui vont apparaître soient pris en charge tôt, sans complications, qu’ils survivent, qu’il n’y ait presque pas de décès et que l’épidémie, même si elle devait apparaître, puisse être éteinte très rapidement parce que nous savons le faire en limitant les contacts», rassure Dr Salifou Sourakatou, chef service de l’épidémiologie et de la surveillance sanitaire des frontières, port et aéroports au niveau de ministère de la santé. Poursuivant son propos, il se réjouit de l’expérience exceptionnelle vécue au cours de la gestion de la dernière épidémie, notamment celle de décembre 2018 à mars 2019 où, tous les neuf (9) cas confirmés ont été tous traités avec succès et guéris, au Bénin. «Le challenge actuellement n’est pas de ne pas enregistrer des cas… mais de les détecter tôt, de mettre en place un traitement efficace qui vienne à propos, de faire en sorte que les sujets contacts soient limités », confie le médecin de santé publique. Il a, par ailleurs, ajouté que la gestion de la dernière épidémie a été exceptionnelle, avec des cas où les sujets contacts qui ont touché le malade étaient au nombre de quatre (4) ou cinq (5) au maximum. A titre illustratif, pour le deuxième cas positif de 2019, dans l’Atacora, les sujets contacts étaient au nombre de trois (3), ce qui montre une grande efficacité dans la prise en charge, se réjouit Dr Sourakatou. Ainsi, malgré que des rats porteurs du virus de Lassa cohabitent avec les populations béninoises avec le risque qu’il y ait de nouveaux cas autochtones, le chef service du service de l’épidémiologie, s’est montré suffisamment rassurant quant à l’efficacité des stratégies de riposte. “Point donc de panique, la situation est sous contrôle”, a-t-il martelé avec conviction.

 

Aziz BADAROU

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