Dénouement da la crise post-électorale : La position ambivalente de Houngbédji

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Et si au lieu de ruminer en cachette sa colère et afficher à la lumière du jour un soutien, désormais sans réel contenu, au régime de la Rupture, Me Adrien Houngbédji s’associait à l’Opposition pour mener une bonne et saine lutte pour la restauration de la démocratie ?  A voir de plus près, qu’est-ce qui reste aujourd’hui au Prd de son soutien au régime Talon ? Les principaux lieutenants de Me Adrien Houngbédji l’ont lâché et mangent désormais à la table du Nouveau départ. Son parti le Prd, comme ceux de l’Opposition, pour la première fois de l’histoire du Renouveau démocratique, est sans représentants à l’Assemblée nationale. Qu’est-ce qu’il faut de plus pour convaincre le leader des tchoco-tchoco de la nécessité de dire halte aux réformes qui ruinent les acquis démocratiques ?  S’il est une évidence, la lutte que mène aujourd’hui l’Opposition ne va pas seulement profiter aux seuls partis de l’Opposition. Il s’agit de la survie de tous les partis qui sont exclus des dernières joutes électorales, malgré qu’ils soient en règle vis-à-vis de la Charte des partis politique et du nouveau Code électoral. Une telle lutte mérite le soutien d’une grande figure du Renouveau démocratique telle que Me Adrien Houngbédji. Mieux, les manifestations meurtrières post-électorales, les affrontements entre chasseurs et forces de l’ordre à Tchaourou sont des événements qui ont terni davantage l’image du Bénin, jusque-là considéré comme un label démocratique et un havre de paix en Afrique de l’Ouest. Ces faits méritent une prise radicale de position de la part d’un démocrate. Un communiqué laconique qui parle de moments de tristesse et de désolation et qui, à la fin, invite le chef de l’Etat à donner un contenu à sa main tendue, ne suffit pas. Pas plus que des félicitations au chef de l’Etat pour la levée du blocus au domicile de Boni Yayi. La vraie crise, c’est l’exclusion délibérée par le pouvoir en place de tous les autres partis engagés dans le processus électoral hormis les deux partis siamois qui se réclament du chef de l’Etat.

 

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Et c’est sur ce chantier qu’on a besoin d’un Prd engagé comme ce fut le cas lors des régimes précédents. Mais au lieu de ça, Me Adrien Houngbédji se réfugie dans une position ambigüe quand bien même tout lui échappe. La même position qu’il a adoptée au début de la crise. Maintenant que tout semble gâter et que, vaille que vaille, l’Opposition essaie de colmater les brèches, faire le lobbying nécessaire auprès des chefs d’Etat de la Cedeao pour que les partis qui sont en règle puissent continuer de vivre, l’engagement du Prd manque toujours cruellement au débat.

 

B.H

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