Risque d’épidémie : Alerte, des rats porteurs de virus de Lassa sont au Bénin !

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(Même des rats domestiques portent le germe, selon Dr Sourakatou)

Depuis 2014, le Bénin a fait face à cinq épidémies de fièvre hémorragique à virus de Lassa avec un taux de létalité (des victimes décédées) plus ou moins inquiétant. Si à chaque fois que le Bénin est en situation d’épidémie, les premiers cas viennent des pays voisins notamment le Nigéria, désormais le risque d’avoir des cas autochtones de malades de Lassa est inévitable. Des rats porteurs du virus de Lassa existent bel et bien sur le territoire national. Mais rien à craindre selon Dr Salifou Sourakatou quant à l’efficacité de la riposte…

C’est officiel, les rats porteurs de virus de Lassa cohabitent avec les populations béninoises désormais et le risque qu’il ait de nouveaux cas autochtones est présent. «…depuis six mois environs notamment au cours de cette dernière épidémie, nous avons pratiquement eu la certitude que le Bénin a commencé par avoir des cas autochtones, c’est-à-dire que nous avons des vecteurs, des souris qui hébergent en elles, le virus, responsable de la maladie de Lassa », a confié Dr Salifou Sourakatou, chef service de l’épidémiologie et de la surveillance sanitaire des frontières, port et aéroports au niveau de ministère de la santé. A en croire le médecin de santé publique en service à la Direction nationale de santé publique, on peut estimer qu’il s’agit d’une migration de ces rats étant donné que les premières souris identifiées ont été vues à la Frontière avec le Nigéria, dans le Borgou. « Mais aujourd’hui à l’heure où je vous parle, nous avons des rats multi-mammaires qui ont des virus de lassa en eux donc nous il y a des risques qu’on ait désormais des cas autochtones de Lassa » confirme Dr Sourakatou. Mais il y a encore pire. « Certains rats domestiques ont même commencé par avoir le germe, ça veut dire que la contamination peut partir des aliments, le risque est là et permanent », lâche-t-il tout en rassurant tout de même de l’efficacité de la stratégie de riposte mise en place. Selon ses dires, le challenge désormais n’est plus de ne pas enregistrer des cas de Lassa mais l’idéal sera de pouvoir guérir les malades en un temps record et surtout pouvoir circonscrire le mal et limiter la propagation. A cet effet, il affirme que tout est mise en œuvre qu’il n’y a point de raison de paniquer.

 

Aziz BADAROU

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