Perspectives de la crise post-législatives : Exil forcé pour Yayi ?

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La rencontre très attendue hier au Palais de la République entre le chef de l’Etat et la délégation de cadres de Tchaourou au sujet de la crise post-électorale n’a pu avoir lieu. Toutes nos tentatives pour en savoir davantage sur les raisons ont été vaines, quand bien même une source, généralement crédible, nous confiait malheureusement, en fin de matinée de la même journée l’effectivité de cette audience, s’appuyant sur certains indices. Mais aux dernières nouvelles, le souhait de voir le roi de Tchaourou assister aux échanges aurait été émis par Patrice Talon. De toutes les façons, les concertations se poursuivent, apprend-on, pour que cette rencontre puisse se tenir. Cependant, qu’elle ait lieu ou pas, il se murmure, et ce de façon persistante, que l’ancien président de la République, coincé entre les quatre murs de son domicile assiégé depuis  une cinquantaine de jours par un dispositif sécuritaire, pourrait être autorisé enfin à aller se faire soigner hors du Bénin. Cela ne serait qu’une question d’heures ou de jours. Mais ce qui paraît comme une flexibilité dans la position des autorités au pouvoir, s’interprète déjà dans certains cercles comme un plan bien ficelé. Et s’il en arrivait à être exécuté, le président d’honneur du parti Fcbe, figure de proue de l’opposition exclue des législatives, ira suivre ses soins à l’extérieur mais le retour au bercail n’est pas si sûr. La sortie médiatique du Procureur de la République qui vient annoncer la prise de nouvelles «  mesures coercitives »  contre le natif de Tchaourou accusé d’être l’instigateur des soulèvements populaires des 1er et 2 mai à Cotonou, ne serait pas anodine. En effet, selon ces observateurs, depuis l’affaire Icc-services dans laquelle son nom a été abondamment cité et prévu que les juridictions compétentes s’en saisissent, Yayi Boni était dans le viseur de la Justice. Les nouvelles charges contre lui ne viennent que pour corser les choses. De quoi s’en prévaloir, estiment-ils, pour précipiter sa condamnation en son absence et rendre impossible son retour au pays. C’est la présidentielle de 2021 qui se jouerait ainsi.

 

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Worou BORO

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