Programmes d’Assainissement financés par le Gsf : L’intégration du principe  » égalité et inclusion  » préoccupe

891

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

Sous la coordination du Conseil de Concertation pour l’approvisionnement en Eau et l’assainissement (Wsscc), le personnel des agences d’exécution et des partenaires des Programmes financés par le Fonds mondial pour l’assainissement (Gsf) sont à un atelier à Cotonou. Ouvert, mardi 28 mai 2019 à Azalai hôtel, c’est le deuxième atelier du genre, consacré à l’égalité et à la non-discrimination pour la mise en œuvre efficace voire efficiente desdits Programmes dans des pays d’Afrique francophone.

 

« L’égalité et la non-discrimination dans l’action d’Assainissement total piloté par la communauté (Atpc) ». C’est autour de ce thème que les participants venus du Bénin, du Togo et de Madagascar vont échanger et renforcer leurs capacités sur les 4 jours que vont durer les travaux.

En effet, l’Hygiène et l’Assainissement adéquats et sécuritaires sont des droits humains. Ce qui suppose que chaque individu a le droit d’avoir accès à des ouvrages et services d’assainissement appropriés qui répondent à ses besoins quelles que soient ses conditions sociales ; économiques, culturelles, etc. C’est d’ailleurs tout le sens des Objectifs de développement durable notamment de l’Odd 6.2 qui stipule qu’il faudra d’ici « 2030, assurer l’accès de tous dans des conditions équitables à des services d’assainissement et d’hygiène adéquats et mettre fin à la défécation à l’air libre (Fdal) en accordant une attention particulière aux besoins des femmes et des filles et des personnes en situation vulnérable ». Le défi est donc grand quand on sait que dans des pays et communautés, de nombreuses disparités, au niveau de la répartition ou de l’offre des services d’hygiène et d’assainissement de base, liées aux contraintes géographiques et autres conditions de vulnérabilité, s’observent. Selon une étude (Oms/Unicef, Jmp 2017), 61% de la population mondiale n’avaient toujours pas accès à un assainissement adéquat.  Une autre étude de cadrage et diagnostic de l’approche du Fonds mondial pour l’assainissement ( Gsf) sur l’égalité et la non-discrimination, commanditée par le Gsf, entre juillet 2016 et avril 2017, est parvenue à la conclusion qu’un grand nombre de personnes potentiellement défavorisées avaient pu accéder à des latrines grâce à des interventions financées par le Gsf, et que ces personnes citaient des effets positifs très variés, ayant trait à la sécurité, au côté pratique, à la facilité d’utilisation, à la santé, à la dignité, à l’amélioration de la qualité de l’environnement et, dans quelques cas, à la production de revenu. Le rapport final indiquait, en outre, que « de simples adaptations des programmes visant à intégrer systématiquement les individus potentiellement désavantagés dans les plans, l’orientation, la formation, les codes de conduite ainsi que le suivi, l’évaluation et l’apprentissage contribueront grandement à ce que le processus favorise l’égalité et la non-discrimination, et elles aideront et protégeront davantage celles et ceux qui en ont le plus besoin. ». Et à la suite des recommandations formulées pour y arriver, le Wsscc, l’acteur majeur qui porte la voix et assure la collaboration des partenaires et parties prenantes du  » Wash », a proposé un plan d’action pour une meilleure intégration des principes d’égalité et de non-discrimination, entre autres, dans tous les programmes financés par le Gsf. L’ atelier de Cotonou s’inscrit dans cette logique.  » Comment faciliter et tenir compte des besoins spécifiques en hygiène et assainissement du vieillard, de la veuve, de l’orphelin, du handicapé moteur, visuel, auditif, mental, de l’enfant, de la femme enceinte, etc… dans les déclenchements et l’atteinte de l’état Fdal pérenne ? Comment amener l’ensemble des membres la communauté a prêté une oreille attentive à leurs préoccupations ?  Voilà autant de préoccupations que la présente session de formation qui vient à point nommé, va nous aider à approfondir et à assimiler « , a expliqué le Chef du Programme Paphyr, Yadjide Adissoda Gbedo à l’ouverture des travaux.  » (…) En mettant donc davantage l’accent sur l’approche END ( Égalité et non-discrimination Ndlr),  on peut considérablement améliorer la qualité de la facilitation de l’Atpc. Mieux, on peut efficacement catalyser et activer les systèmes de soutien communautaires pour l’atteinte rapide du statut Fdal car, les individus ou les groupes d’individus susceptibles d’être défavorisés sont souvent des personnes les plus à risque de revenir à la DAL. Mettre davantage l’accent sur les besoins de ces personnes dès le début est un facteur clé dans la lutte contre le « retour » à la DAL. (…) Vous comprenez pourquoi j’applaudis des deux mains la tenue de cet atelier qui vient régler un tant soit peu cette injustice sociale que nous observons dans nos communautés cibles et devant laquelle ses membres semblent impuissants souvent pour l’aborder « , s’est réjouie la Directrice adjointe de cabinet du ministère de la Santé, Armande Gandjeto.  » Nous sommes alors à un atelier de formation des formateurs. Vous êtes appelés une fois de retour au sein de vos équipes de mise en œuvre respectives, à orienter et à former les autres collaborateurs des Agences d’exécution et des partenaires de mise en œuvre », a-t-elle enfin lancé aux participants tout en saluant le choix porté sur le Bénin par Wsscc pour l’organisation de cet atelier, qui prend fin ce vendredi 31 mai.

 

M.M

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise les cookies pour améliorer votre expérience. Êtes-vous d'accord ? Vous pourrez le désactiver à tout moment. Accepter Lire la suite