Poursuite de la résistance : Division dans le rang de l’Opposition

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On note des signes de fébrilité dans le rang de l’Opposition ces derniers jours. Après les élections et l’installation des députés de la 8e législature, il fallait s’y attendre. Elle ne s’était préparée à ça. Ces premières intentions étaient de faire fléchir le chef de l’Etat afin d’obtenir des élections inclusives. Après le 28 avril, on a senti une certaine envie d’empêcher l’installation des députés. Mais la répression meurtrière des manifestations des 1er et 02 mai a dû amener l’opposition à revoir sa stratégie afin de ne pas exposer ses militants aux balles de la police. La troisième phase à laquelle elle n’était pas vraiment préparée, c’est comment adapter sa lutte à la situation actuelle, c’est-à-dire après l’élection et l’installation des députés. Et c’est là que les avis divergent, même si tous les leaders sont d’accord qu’il faut poursuivre la résistance. C’est au niveau de la méthode que la cacophonie s’est installée. Des déclarations fusent de partout, sans aucune concertation préalable. Fragilisées par l’assignation à résidence depuis bientôt un mois de leur leader charismatique, les Fcbe n’ont trouvé aucune autre issue que d’appeler à une intervention étrangère pour libérer le Bénin. Il n’en est pas question, a rétorqué le Parti communiste du Bénin. Chose logique pour qui connait l’histoire de ce parti qui a toujours été hostile à toute intervention étrangère. Comment ne pas prendre ça en compte quand on est en coalition ? Mais le plus étonnant c’est qu’apparemment, les Fcbe n’ont pas non plus consulté le parti Restaurer l’espoir avant de rendre publique leur déclaration. Lundi dernier, lors d’une conférence de presse, Candide Azannaï a déclaré que cet appel à une intervention étrangère était une démission. Là aussi, il semble que le parti Restaurer l’espoir n’a pas eu connaissance du contenu de la déclaration des Fcbe avant qu’elle ne soit rendue publique. Pourtant, ces derniers jours, on a constaté un rapprochement entre Candide Azannaï et les leaders Fcbe. Certes, chaque parti engagé dans la résistance dispose d’une autonomie d’action. Mais l’un et l’autre devraient veiller à la cohésion du groupe en ne faisant pas de déclarations qui soient en contradiction avec la vision qu’a ses partenaires de la conduite à tenir pour la suite du combat. Apparemment, ce n’est pas le cas  et ça va dans tous les sens. Les ténors de l’Opposition doivent se ressaisir, se voir et définir la méthode qu’il convient de tenir pour la suite de la résistance face au nouveau schéma qui se présente à eux. L’adage dit : « toute maison divisée contre elle-même court à sa perte ».

 

M.M

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