5ème enquête démographique et de santé au Bénin : 72% d’enfants et 58% de femmes atteins d’anémie !

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(39% d’enfants souffrent du paludisme)

Si les indicateurs sont plus ou moins rassurants quant au taux de prévalence du paludisme au Bénin, ils sont plutôt inquiétants quant à la prévalence de l’anémie. En effet, selon les résultats définitifs de la cinquième enquête démographique et de santé (Eds), réalisée par l’Institut National de la Statistique et de l’Analyse Économique (Insae) de novembre 2017 à février 2018, 72% d’enfants et 58% de femmes sont atteints d’anémie tandis que 39% d’enfants souffrent du paludisme…

 

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« Au cours de l’EDSB-V, un prélèvement de sang a été effectué auprès des enfants 6-59 mois et des femmes de 15-49 ans dans la moitié des ménages pour estimer la prévalence de l’anémie. Plus de 7 enfants de 6-59 mois sur 10 (72 %) sont atteints d’anémie, la plupart sous forme modérée. La prévalence de l’anémie est plus élevée parmi les enfants de moins de 18 mois et plus faible parmi les enfants plus âgées. Près de 6 femmes de 15-49 ans sur 10 (58 %) sont atteintes d’anémie, la plupart sous forme légère. La prévalence de l’anémie chez les femmes varie selon le département, passant de 40 % dans le département des Collines à 71 % dans le département du Plateau », renseigne le rapport de synthèse de la cinquième enquête démographique et de santé. Ladite enquête réalisée par sondage et représentative au niveau national révèle également que 5 % d’enfants de moins de 5 ans sont émaciés ou trop maigres pour leur taille. Ces enfants souffrent de sous-nutrition aiguë. De plus, 17 % d’enfants de moins de 5 ans présentent une insuffisance pondérale ou sont trop maigres par rapport à leur âge. Quant à la prévalence du paludisme, l’Eds V renseigne que près de 4 enfants de 6-59 mois sur 10 (39 %) sont testés positif pour le paludisme selon la microscopie. La prévalence du paludisme varie selon le département, passant d’un minimum de 17 % dans le Littoral à un maximum de 51 % dans le Couffo, précise l’enquête. « La grande majorité des ménages (92 %) possèdent au moins une Moustiquaire imprégnée d’insecticide  (MII) et 61 % des ménages ont au moins une MII pour chaque deux personnes qui ont passé la nuit dans le ménage. Plus de trois quarts de la population de fait des ménages (77 %) a accès à une MII, c’est-à-dire qu’elle pourrait dormir sous une MII si chaque MII du ménage était utilisée par deux personnes au maximum. De plus, 71 % de la population de fait des ménages ont dormi sous une MII la nuit dernière. L’accès à une MII ainsi que l’utilisation des MII par la population de fait des ménages ont augmenté sensiblement depuis l’EDSB-III de 2006. Trois quarts des enfants de moins de 5 ans (76 %) ont dormi sous une MII la nuit dernière. Parmi ceux des ménages ayant au moins une MII, 82 % ont dormi sous une MII. Près de 8 femmes enceintes de 15-49 ans sur 10 (79 %) ont dormi sous une MII la nuit dernière. Parmi celles des ménages ayant au moins une MII, 85 % ont dormi sous une MII » renseigne également la présente enquête. « Près de 2 enfants de moins de 5 ans sur 10 (19 %) ont eu de la fièvre dans les deux semaines avant l’enquête. Parmi ces enfants, des conseils ou un traitement ont été recherchés pour 53 % et on a prélevé du sang pour être testé auprès de 18 %. Les combinaisons thérapeutiques à base d’Artémisinine (CTA) sont des médicaments de première intention pour le traitement du paludisme simple au Bénin. Plus d’un tiers (37 %) des enfants ayant eu de la fièvre et ayant pris des antipaludiques ont pris une CTA » peut-on également lire dans le rapport de synthèse. Quant au traitement préventif intermittent pour les femmes enceintes, il faut noter que près de la moitié (49 %) des femmes de 15-49 ans avec une naissance vivante au cours des deux dernières années ont reçu au moins une dose de SP/Fansidar au cours d’une visite prénatale, 33 % ont reçu au moins 2 doses, et seulement 13 % ont reçu au moins les 3 doses recommandées dont au moins une au cours d’une visite prénatale. La proportion de femmes ayant reçu le TPIg3+ est la plus faible dans les départements de l’Alibori et de Borgou (7 % et 8 % respectivement) et elle est la plus élevée dans le département du Mono (26 %). Réalisée par l’Insae avec l’appui des partenaires techniques et financiers, l’Eds V fournit des informations dans plusieurs domaines comme la fécondité, l’activité sexuelle, les préférences en matière de fécondité et la connaissance et l’utilisation des méthodes de planification familiale.

 

Aziz BADAROU

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