Climat post législatives : Casse-tête d’un remaniement

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Généralement avec le bouleversement du paysage politique au terme des législatives, le chef de l’Exécutif opère une retouche au niveau de son gouvernement et rebat les cartes. Ce n’est pas un exercice qui doit se faire au hasard. Cela doit, en effet, tenir compte de certains calculs ou considérations politiques: ouverture à d’autres forces politiques, combler le vide de certains ministres qui optent pour le Parlement, dynamiser l’équipe gouvernementale par des jeux de chaises musicales. Le contexte étant tout aussi particulier, Patrice Talon pourrait se casser un peu la tête. Et pour cause… Les deux partis politiques représentés à l’Assemblée nationale sont acquis à sa cause, et tous les ministres déclarés élus députés ont également tous cédé leur place à leurs suppléants respectifs et retournent au gouvernement, sans doute parce qu’ils ont une assurance ou une garantie de voir leur séjour gouvernemental prolonger. Bien sûr que Patrice Talon a son agenda et les prérogatives de sortir ou de faire entrer qui il veut dans son gouvernement. Mais dans un contexte de crise électorale caractérisée par le rejet de sa main tendue à l’opposition, va-t-il remanier son équipe en tenant juste compte du Bloc Républicain et de l’Union progressiste le soutenant ? Ou bien va-t-il chercher à l’élargir aux formations politiques Prd, Udbn, Dud et Fcdb dont les positions n’ont pas été très tranchées lors des législatives dites exclusives ? Mieux, le chef de l’État voudrait-il attendre l’issue d’une éventuelle assise avec les plus exigeants (Fcbe, Usl, Restaurer l’Espoir, Pcb)  pour une ouverture plus large ?

 Worou BORO

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