Assemblée nationale 8e législature : Qu’est-ce qui n’a pas marché ?

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A l’Assemblée nationale 8e législature, on va de surprise en surprise. En dehors de l’élection du président qui continue de nourrir la polémique, le choix des autres membres du bureau et des présidents des commissions intrigue.

C’est connu de tous que Louis Vlavonou n’était pas attendu pour être promu au poste du président de l’Assemblée nationale. Beaucoup de noms avaient circulé pour ne plus être confirmés. Il s’agit par exemple de Sacca Lafia, Alassane Séidou, Abdoulaye Bio Tchané, Robert Gbian, Augustin Ahouanvoébla, Jean-Michel Abimbola et autres. Mais, à la surprise générale, Louis Vlavonou leur a tous ravi la vedette pour se hisser au poste de la 2e personnalité de l’Etat. Mais en dehors du poste très convoité de président de l’institution, d’autres députés, eu égard à leurs expériences parlementaires, nourrissaient l’ambition de faire afin leur entrée dans le bureau. Pour le rôle qui a été le leur, Dakpè Sossou, Rosine Dagniho, Edmond Agoua, Arifari Bako et autres méritaient soit de conserver tout au moins leur poste dans le bureau (pour ce qui est de Dakpè Sossou) ou d’y faire leur entrée remarquable. Ça n’a pas été le cas. Et la surprise continue…

Hier, c’était la mise en place des commissions parlementaires après la constitution des deux groupes. Au total cinq commissions ont été mises sur pied et les présidents de chaque commission connus.  Ils ont noms Orden Alladatin, Gérard Gbénonchi, Barthélémy Kassa, Aké Natondé et Rachidi Gbadamassi. Sans vouloir mettre en doute la capacité des uns et des autres, il semble évident que le principe de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut n’a pas été respecté. Il y a certains visages qui étaient attendus à certains postes clés, compte tenu du parcours qui a été le leur. Mais en lieu et place, c’est carrément des députés qu’on n’attendait pas du tout qui ont hérité de ces strapontins.

Du poste du président du Parlement aux présidents des commissions, ceux qui pouvaient être déçus à chaque étape n’ont même pas eu droit à un lot de consolation. A moins que cela soit fait de façon consensuelle, le risque est grand que des frustrations naissent dans les jours à venir dans un camp comme dans l’autre. Mais le chef d’orchestre peut encore se rattraper avec la probabilité d’un remaniement ministériel. D’un autre côté, on assistera bientôt à l’éclatement des deux groupes parlementaires qui donnera lieu à la formation de plusieurs groupes. Les députés déçus pourraient alors devenir présidents de groupes parlementaires avec les avantages y afférent. Mais en attendant, l’impression qui se dégage après toutes ces désignations, c’est que, quelque part, quelque chose n’a pas marché.

 

M.M

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