VivaTech à Paris en France : 10 start up d’Afrique francophone conviées

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Dans l’optique d’appuyer les start-up d’Afrique francophone afin qu’elles rivalisent avec les champions d’Afrique anglophone, la Banque mondiale a initié un programme qui permet à celles-ci de présenter leurs projets devant des investisseurs, au salon VivaTech à Paris. Pour l’édition 2019, dix start-up d’Afrique francophone sont présentes…

 

C’est dans le cadre du programme « L’Afrique Excelle » que ces dix start-up ont été invitées à présenter leurs projets au salon VivaTech. Cette initiative de la Banque mondiale consiste à sélectionner et accompagner pendant six mois la fine fleur du numérique en Afrique francophone. Et, in fine, de les aider à attirer des capitaux allant de 250 000 à 5 millions de dollars. Car l’enjeu du financement est considérable pour les start-up du numérique en Afrique francophone. D’après un rapport publié par le fonds de capital-risque Partech Africa, celles-ci n’ont mobilisé que 54 millions de dollars en 2018, selon Rfi. « Cette situation ne rend pas justice à l’Afrique francophone, déplore Alexandre Laure, membre de l’équipe de « L’Afrique Excelle » et spécialiste senior du secteur privé à la Banque mondiale.  Ce cadre de la fondation GSMA, qui participe au financement de start-up sur le continent, note ainsi « une augmentation du nombre de projets susceptibles d’être financés et une structuration des investisseurs en Afrique francophone ». « On a besoin de trois millions d’euros », annonce sans ambages Samba Sow. Anglais impeccable et polo blanc siglé « Start up Sénégal » à l’arrière, cet entrepreneur dakarois a trois minutes pour présenter Sudpay et séduire un parterre d’investisseurs réunis au salon VivaTech. Lancée en 2014, sa société propose aux collectivités locales un système de collecte numérique des impôts. Une idée redoutablement efficace pour remplir les caisses des municipalités, qui a déjà séduit une quarantaine d’entre elles. Service de « mobile money » pour les commerçants, bus connectés, plateforme en ligne dédiée aux femmes enceintes… Un à un, les « startupers » africains du numérique enchaînent les présentations devant un public d’une centaine de personnes. Avec une recette à chaque fois identique : un problème identifié, une solution numérique, et un « business model » le plus rentable possible. Parmi ces jeunes loups de la « Liontech » sénégalaise, qui ont été sélectionnés par « L’Afrique Excelle », on retrouve notamment Paps. Après un début en fanfare à Dakar, cette application de livraison à la demande mise désormais sur un développement à l’échelle régionale. « On cherche à lever 3,5 millions d’euros pour asseoir notre croissance », explique Gaëlle Asseline Tall, la directrice commerciale de la société, qui confie avoir été approchée par un fonds d’investissement après sa prestation parisienne. Mais le chemin risque d’être encore long avant d’atteindre ces objectifs. « Le plus souvent, sur dix investisseurs potentiels, un seul sera finalement conclu », note l’un des participants à l’événement.

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