Pendjari/ Deux semaines après l’assassinat du guide touristique : La famille de Fiacre Gbédji encore sous le choc

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(Il mérite les honneurs de la République)

Fiacre Gbédji a trouvé la mort pendant qu’il vendait la destination Bénin à deux touristes français en visite dans le parc de la Pendjari. Guide touristique depuis bientôt une dizaine d’années, Fiacre Gbédji a accompagné plusieurs centaines de touristes à la découverte du parc de la Pendjari. C’est dans l’accomplissement de ce qu’il a appris et toujours exercé qu’il a été assassiné le 1er mai 2019, et les deux touristes français qu’il accompagnait enlevés.

 

A l’annonce de sa mort intervenue le 5 mai 2019, le ministre Oswald Homeky s’est transporté dans le parc de la  Pendjari pour,   dans un premier temps   s’imprégner des   circonstances de l’enlèvement des deux touristes français et de l’assassinat du guide touristique Fiacre Gbédji. Dans un second temps, le ministre est allé voir la famille de Fiacre Gbédji pour les condoléances et partager sa   douleur. Mais,   au-delà de ce   formalisme, il   est important que la République rende un hommage mérité à ce digne fils qui a consacré une grande partie de sa vie à honorer son pays, à vendre le Bénin à travers ses attraits touristiques.

Toute chose, qui contribue à capter des devises pour les caisses de l’Etat, pour financer le développement. Fiacre Gbédji mérite bien qu’un monument ou une place porte son nom. Ce ne serait que justice rendue à ce digne fils du Bénin.

Épouse de Fiacre Gbédji

La famille Gbédji pleure toujours son fils

 

La famille Gbédji est toujours sous le choc du décès de son fils retrouvé mort dans le parc de la Pendjari le 5 mai 2019. Fiacre Gbédji officiellement guide touristique depuis 2010, vivait dans la maison familiale non loin de la prison civile de Natitingou.

Mardi 14 mai 2019, douleur, tristesse et chagrin se lisaient sur les visages de la veuve, la mère, les sœurs et voisins du guide Fiacre Gbédji dans la maison.

La famille est toujours sous le choc de cette tragique disparition. La famille poursuit son deuil et continue de recevoir les condoléances des parents, proches, voisins et amis. Mais, elle confie son sort à Dieu. Cet état de chose peut se comprendre. Car, selon Mathieu Yokossipé, un très proche et formateur de Fiacre Gbédji, le corps, pour être plus précis, les restes du corps du guide ont été enterrés dans le parc de la Pendjari, en présence des gestionnaires de APN et des éléments de la police républicaine parce qu’en état de décomposition avancé. En clair, la famille n’a pas pu faire convenablement le deuil de Fiacre Gbédji.

Les enfants du centre d’accueil Le Bon Samaritain à la prière…

Les hommages des enfants du centre d’accueil « Le Bon Samaritain »

 

Fiacre Gbédji, père de cinq filles, n’était pas seulement guide touristique, il était aussi éducateur dans le centre d’accueil « Le bon samaritain » de Natitingou qui est un centre qui   accueille les   orphelins. Il était jusqu’à l’annonce de  la   mauvaise  nouvelle, le surveillant et occupait d’autres responsabilités dans le dispositif du centre. Les enfants de ce centre ayant appris la triste nouvelle, ont organisé dans la soirée du mardi 14 mai, une prière d’hommage au domicile de Fiacre Gbédji, qu’ils appellent affectueusement « grand frère ».

Une prière  à   laquelle, ont pris part, les amis, parents, voisins et collègues   guides  touristiques de   Fiacre Gbédji.

Ces enfants   n’ont pas tari de témoignages   positifs à  l’endroit de   Fiacre Gbédji, à   qui, ils n’ont pas manqué de souhaiter le repos éternel.

 

Mathieu Yokossipé, ami et collègue de Fiacre Gbédji

Les collègues de Fiacre Gbédji réclament justice

 

Mathieu Yokossipé guide touristique dans le parc de la Pendjari, ami très proche et formateur de Fiacre Gbédji, se dit frappé par le décès de ce dernier. Pour lui, le monde touristique béninois vient de recevoir un grand et gros coup. Car, Fiacre était un guide touristique accompli et tout le monde était fier de lui et de son travail. Il dit ne pas comprendre les circonstances de son décès.

C’est pourquoi, il demande aux autorités compétentes de prendre les dispositions nécessaires pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances du décès de Fiacre Gbédji et immortaliser la mémoire de l’illustre disparu.

D’ailleurs, il se réjouit de ce que les gestionnaires du parc de la Pendjari sont déjà entrés en contact avec les autorités françaises pour que les deux touristes puissent dire ce qui s’est réellement passé. Car, ils sont les seuls témoins de ce qui est arrivé croit-il savoir.

Au-delà, des messages de condoléances, de compassion, de l’ouverture d’une enquête judiciaire par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), la République se doit d’honorer Fiacre Gbédji. C’est important pour apaiser les cœurs meurtris par ce drame.

 

Albérique HOUNDJO depuis Natitingou

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