Déclaration de soutien au régime des autorités morales: Les Fcbe dénoncent la position partisane de certains rois

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Le parti Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), monte à nouveau au créneau. A travers une déclaration parvenue à la rédaction de votre journal, le parti dénonce les propos qu’il juge partisans et rancuniers de certaines têtes couronnées et autorités morales à l’encontre de l’Opposition, lors de leur sortie médiatique. Il y relève par ailleurs plusieurs contre-vérités qui selon lui, visent à ternir l’image de l’ancien président Boni Yayi en particulier et des forces politiques de l’opposition en général. Sur ce, le parti a tenu repréciser les faits ayant conduit à la crise post-électorale actuelle et demande à la population béninoise d’être vigilante.
Lire l’intégralité de leur déclaration

Declaration du parti Force Cauris pour un Benin emergent (Fcbe)

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Cotonou, le 15 mai 2019
A l’entame de mon propos, je voudrais une fois encore réitérer à notre vaillant peuple, le vibrant hommage de notre Parti Force Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) et de toute l’opposition béninoise. Notre peuple a prouvé sa maturité en infligeant au pouvoir du Président Patrice TALON, un cinglant désaveu par son rejet de sa parodie électorale à plus de 90%, le 28 avril 2019. Les mains nues, les 1er et 2 mai 2019, il s’est dressé comme le firent jadis nos héros, Gbêhanzin, Bio Guèra et Kaba, face aux colonisateurs, devant les chars et l’arsenal de guerre de la police républicaine et de l’armée. Comme nos vaillants ancêtres, les populations de Cadjèhoun, de Cotonou et environs, ont payé de leur sang, leur refus de l’injustice du pouvoir à vouloir arrêter leur ancien Président dans l’espoir de briser la résistance.
C’est au lendemain de ces actes héroïques, qu’à la surprise générale, certaines têtes couronnées et autorités religieuses sont montées au créneau pour se prononcer sur ces événements. Elles ont condamné sans ambages, l’opposition comme instigatrice de violence et d’incitation des populations aux actes de vandalisme. Ces têtes couronnées et autorités religieuses ont même, au regard de la gravité des faits, invité le pouvoir à sévir avec une rigueur extrême : cette réaction dénuée de retenue de la part d’autorités morales normalement enclines à la prudence, l’impartialité et à la sagesse, nous a amené à penser, éberlués, qu’elles se sont laissées tromper. L’instigateur de leur sortie a son objectif précis : ternir l’image de l’opposition.
Il est donc de notre devoir de leur rappeler les faits.
Qu’il vous souvienne, respectées têtes couronnées et autorités religieuses, que nonobstant tous les efforts qu’elle a consentis, l’opposition toute entière a été écartée de l’élection du 28 avril 2019 au profit de deux partis du Chef de l’Etat. A la suite du rejet massif de la mascarade électorale par le peuple béninois, tirant les leçons idoines de cette prise de position populaire, les deux anciens Présidents de la République Nicéphore SOGLO et Boni YAYI, ont, au cours d’un point de presse de l’opposition au siège de Vidolé, invité le Président Patrice TALON à annuler ces élections pour en organiser de nouvelles véritablement consensuelles, inclusives et transparentes. Le 1er mai, en réponse à cette main tendue, le pouvoir a encerclé la résidence du Président Boni YAYI avec des engins de guerre, dans le dessein évident de l’arrêter au regard des menaces proférées contre sa personne, la veille par les porte-parole habituels du pouvoir sur des chaînes de radiodiffusion et télévision.
La réponse spontanée des populations riveraines renforcées au fil des heures par celle des habitants des quartiers de Cotonou et environs, a été de se porter à sa résidence pour protéger leur ancien Président et notre démocratie. Ce refus de l’injustice et de la mise à mort de la démocratie et des droits de l’homme a conduit à un combat inégal entre, d’un côté les braves populations les mains nues, et de l’autre côté, les forces armées tirant à balles réelles. Cette riposte disproportionnée des forces répressives, a coûté au moins neuf morts dans les rangs des manifestants.
Depuis lors, la résidence du Président Boni YAYI reste en état de siège et connait au jour le jour, des déploiements de militaires, de policiers et d’engins de guerre croissants.

Ainsi, un citoyen béninois qui a dirigé son pays avec amour, abnégation et patriotisme dix années durant, est, par la volonté d’un pouvoir tyrannique, en résidence surveillée, interdit de visite, même de son médecin et de son avocat, depuis deux semaines déjà.
Il est à noter que ces événements du début du mois en cours, sont marqués de multiples arrestations au sein des populations et surtout de la jeunesse qui est de plus en plus contrainte à la clandestinité ou à l’exil. L’insécurité est aujourd’hui de règle au Bénin. Nos villes connaissent de jour comme de nuit, des patrouilles de soldats en armes ou de civils armés. Personne ne s’endort avec la certitude de ne pas se réveiller en prison ou dans un commissariat, ou pire, dans un lieu inconnu.
Le pouvoir insensible aux appels de la communauté internationale des Chefs d’Etats voisins, des intellectuels des quatre coins du monde, continue de provoquer le peuple ; car en dépit de son rejet d’une élection législative exclusive, il s’apprête à installer les députés que les populations n’ont pas voulus à plus de 90%. Quelle honte !
Le parti FCBE et toute l’opposition, à l’instar du peuple béninois, ne reconnaissent ni la légalité ni la légitimité des 83 personnes nommées par le président Patrice TALON. Rejetées à 90%, elles ne sauraient en aucun cas, représenter la Nation béninoise.
Au vu de tout ce qui précède, respectées têtes couronnées et autorités religieuses, qui de Patrice TALON ou des anciens Présidents Nicéphore SOGLO et Boni YAYI, est à la base des violences des 1er et 2 mai derniers ?
Est-ce le Président Boni YAYI qui a demandé l’encerclement de sa résidence pour qu’on aboutisse au soulèvement spontané des populations arrivées massivement secourir leur ancien Président ?
Est-ce enfin la première fois dans l’histoire de notre pays, que les Béninois se sont précipités aux côtés d’un des leurs qu’ils pensent être arbitrairement inquiété par le pouvoir ?
Nous avons encore en mémoire, en 2012 dans le dossier des subventions cotonnières, lorsque l’homme d’affaires Patrice TALON a été interpelé au commissariat central de Cotonou, le soulèvement des populations pour exiger sa libération. Des personnalités politiques et administratives sont allées à son secours. Aucune d’entre elles n’a reçu de convocation, encore moins n’a fait l’objet de poursuite judiciaire.
Respectées têtes couronnées et autorités religieuses, vous semblez en déphasage avec le peuple dont vous êtes sensées être garantes des traditions ; car lui comprend très bien la situation sociopolitique de notre pays. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a rejeté à plus 90% la nomination par Patrice TALON de ses représentants à l’Assemblée Nationale.
Pour votre crédibilité, le parti FCBE vous exhorte à écouter toutes les tendances avant de prendre position.
Le peuple vous observe, prenez vos responsabilités car lui prend toujours les siennes.
Vive le Parti FCBE !
Vive l’opposition béninoise !
Vive la démocratie !
Je vous remercie.
Nourénou Atchadé, porte-parole des Fcbe

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