Mise en consommation des eaux conditionnées et santé des populations: Nécessité de signer les deux décrets en souffrance

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Creuset d’échanges périodique entre acteurs du secteur de l’eau, hygiène et assainissement (Wash) et les journalistes, Café média Wash a eu lieu jeudi 2 mai 2019, au ministère de la santé, autour du thème, Production et mise en consommation des eaux conditionnées au Bénin : les enjeux d’hygiène et le défi de la protection de la santé des populations. Pour le Directeur national de la santé publique, Pius Cossi Gounadon, ce thème entre dans le cadre des activités de commémoration de la 12ème Journée nationale de l’Hygiène et de l’assainissement (Jnha). « Au regard du développement rapide, ces dernières années du secteur de la production des eaux conditionnées, des questions de santé publique qu’elle pourrait engendrer, ce cadre me paraît bien approprié, très propice pour engager le débat sur les conditions de production des actions de régulation nécessaires pour garantir à nos populations de l’eau de boisson de très bonne qualité », a ajouté le Dnsp. Ouvrant ainsi les échanges, le thème retenu fera l’objet d’une communication présentée par Elias Pognon, Responsable du Laboratoire d’analyse des eaux à la Dnsp. Dans sa présentation sur les eaux conditionnées au Bénin, il a fait l’état des lieux du secteur, qui n’est pas pour autant reluisant en dépit des efforts d’assainissement que font les ministères sectoriels, certaines mairies et l’association des producteurs de ces eaux en sachet, en plastique… « Les statistiques au plan national indiquent qu’environ 35 à 40 % des eaux en sachet qui circulent dans nos villes ne sont pas de bonne qualité », a déploré M. Pognon. Et pourtant, des textes réglementant le secteur existent. « Il existe des textes de lois auxquels doit se conformer, un producteur qui veut s’installer. Mais on a remarqué que ces producteurs s’installent anarchiquement. D’autres font l’effort de se conformer, d’autres s’installent clandestinement et c’est le cas de la majorité ». A en croire les acteurs de la Dnsp, la sensibilisation et la répression sur le terrain pourraient être plus efficaces si toutes les conditions étaient réunies. Au communicateur de lever un coin du voile sur entre autres freins à une meilleure organisation du secteur : « Ce désordre ayant été constaté par le ministère de la santé, des dispositions
ont été prises pour pouvoir prendre des textes de lois qui réorganisent le secteur. Et, les décrets de mise en application aussi ont été pris. Malheureusement à la date d’aujourd’hui, le décret qui permet de leur donner l’autorisation et faire le suivi n’est pas encore signé. C’est dans le circuit administratif. De la même manière, les outils qu’on a mis à leur disposition pour pouvoir produire de l’eau de bonne qualité, dans la mise en œuvre de ces outils, nous avons remarqué qu’il y a des goulots d’étranglement. Et nous avons décidé alors qu’il serait bon qu’on allège la tâche, afin que celui qui veut prendre les dispositions pour produire l’eau de bonne qualité puisse le faire et n’ait pas ces difficultés. Pour cela, on a amendé le texte de loi dont l’application était difficile, et normalement, avec cela, tous, ils doivent pouvoir se doter de leur plan de gestion de la sécurité sanitaire de l’eau pour nous produire de l’eau de bonne qualité. Mais ce texte également est dans le circuit administratif, et n’est pas encore signé». La production et la mise en consommation des eaux conditionnées au Bénin relève d’une question de santé publique. C’est pourquoi, il urge que le décret portant conditions de production et de mise en consommation d’eau conditionnée et celui portant sur la mise en œuvre de Plan de gestion de la sécurité sanitaire de l’eau, soient signés, par qui de droit, et ce dans les meilleurs délais pour le bonheur des populations.

JB

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