Entreprises de presse au Bénin: Le Wfwa et l’Odem œuvrent pour le renforcement des capacités

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Dans le cadre de l’étude de base sur l’évaluation des capacités des organes de presse au Bénin, le Media foundation for west Africa (Wfwa) a organisé en collaboration avec l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem), un forum de dissémination visant à faire une présentation des résultats issus de l’étude. Les travaux se sont déroulés jeudi 02 mai 2019, à l’Infosec de Cotonou.

La rencontre visait à recueillir les appréciations, mais également les apports des participants composés des professionnels des médias et des patrons de presse, sur l’étude de base de l’évaluation des capacités des organes de presse au Bénin. Ainsi après la présentation du rapport par le consultant Guy Constant Ehoumi, ancien président de l’Odem, place fut faite au débat sous la modération de l’expert en médias Soulé Issiaka, où les participants ont apporté leur contribution pour enrichir l’œuvre. En effet, à la faveur de la démonopolisation de l’espace audiovisuel, la presse béninoise fournit des titres de différentes catégories. Mais la qualité de ces organes donne à réfléchir, lorsque l’on se réfère aux éléments caractéristiques du métier, notamment en termes d’information, de formation et de distraction. Cela est dû surtout à la détention des entreprises de presse par des opérateurs économiques et des hommes politiques. Cette situation ne garantit guère une autonomie et une vraie indépendance des médias béninois. Si l’environnement juridique offre un espace qui tient compte de la dynamique internationale, de liberté de presse et d’expression, il n’est pas moins évident, que l’environnement économique actuel ne garantit en rien, la pérennité et la viabilité des médias du Bénin. Il s’avère alors indispensable d’envisager assez tôt et de façon très concrète, une amélioration de la situation, pour espérer une contribution réelle des médias au développement du Bénin. D’où l’initiative de l’étude qui a permis de faire l’état des lieux en vue de relever une dizaine d’organes de presse qui apparaissent comme les plus engagés à offrir les meilleures prestations conformément au rôle attendu des médias. Pour le président de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem), Eric Sounouvi, une entreprise de presse est comparable aux entreprises commerciales, économiques et industrielles, lesquelles ont besoin de faire un management de qualité, d’où le besoin de renforcement de capacité. Il a exhorté les participants à se rendre disponibles afin de partager leurs expériences pour enrichir le rapport. Pour sa part, la responsable médias de l’école de formation Esae, Aïchath Alédji a exprimé la disponibilité de son institution à apporter son expertise pour l’efficacité dans le renforcement des capacités. « Le renforcement de capacités constitue un élément important pour les médias parce que c’est la qualité des ressources humaines qui détermine le développement d’une structure », a déclaré le directeur général du Centre africain de formation et de perfectionnement en journalisme (Cafpj), Pascal Zountchémè. Il a lui aussi exhorté les participants à Faire des analyses de critiques et à apporter leur besoin de formation, en vue d’enrichir l’œuvre. Quant au conseiller à la Hacc Pascal Zantou, agissant en lieu et place du président de l’institution, il a salué l’initiative qui vient répondre à un besoin spécifique de renforcement de capacité des unités de production. Il a invité les participants à une attention soutenue, pour faire des apports positifs à travers des recommandations pertinentes.
Thomas AZANMASSO

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