Absence de l’arbitrage béninois à la prochaine Can 2019 : «C’est le contraire qui aurait surpris plus d’un», dixit Marius Zodéougan

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Dans un entretien qu’il a accordé aux quotidiens Matin Libre et L’Opinion d’Aujourd’hui, Marius Zodéougan, instructeur technique Caf-Fifa, a livré son opinion sur l’absence de l’arbitrage béninois à la prochaine Can Egypte 2019. Il n’a pas manqué d’évoquer les prestations de ces arbitres qui sont critiquées ou contestées depuis l’entame du championnat avant de faire des propositions pour l’amélioration du niveau de l’arbitrage béninois. Lisez-plutôt

 

La Caf a rendu publique la liste des arbitres qui auront le privilège d’officier la Can 2019 et aucun arbitre Béninois n’y figure. A quoi cela est dû?

C’est dans l’ordre normal des choses. C’est le contraire qui aurait surpris plus d’un. Au niveau de la Caf (Confédération africaine de football) et de la Fifa (Fédération internationale de football association), cette corporation est hiérarchisée. Il y a une classification en fonction de la prestation des arbitres sur le plan international. C’est ainsi qu’il y a entre autres, les arbitres élites A, élites B, jeunes talents, pour ne citer que ceux-là. Aucun arbitre international béninois n’est dans l’élite A, encore moins l’élite B aujourd’hui. Par conséquent, c’est impossible qu’on en retrouve  à cette Can sénior (Coupe d’Afrique des nations).

Peut-on désormais affirmer que l’arbitrage béninois souffre d’un manque de recyclage ou d’une relève de qualité ?

Je crois que non. Nous avons aujourd’hui de nouveaux et jeunes arbitres internationaux. Les plus anciens sont montés en 2015.

Combien sont-ils aujourd’hui qui, d’ici quelques années, peuvent faire partie du cercle des arbitres africains qui ont leur parchemin pour être présents sur une Can Senior ?

Je ne saurais dire un nombre. Nous avons une pépinière à disposition pour représenter valablement notre pays sur le plan international. Notons quand même qu’il y en a plusieurs qui sont souvent sollicités sur le continent pour les compétitions de clubs. Donnons-leur simplement le temps d’acquérir de l’expérience. Nos arbitres n’ont souvent pas de problème technique. C’est sur le plan physique qu’il y a souvent des insuffisances.

Quelle appréciation faites-vous du niveau de nos arbitres dans les différents championnats locaux ?

Je suis actuellement fier des arbitres tout en sachant que ce n’est pas parfait. N’oublions pas qu’ils sont des humains, et qu’à ce titre, ils peuvent commettre des erreurs. Il est vrai qu’il y a quelques-uns qui ne sont pas encore prêts pour la nouvelle dynamique. J’espère qu’ils vont actualiser leurs connaissances techniques et surtout leur condition physique pour ne pas être du reste, pendant qu’il est encore temps.

Comment faire pour que les arbitres béninois soient meilleurs sur le plan local ?

La seule solution est le travail  régulier. Un recyclage avant le début de la saison et à mi-parcours. Il n’y a aucun secret à part le travail bien fait, l’application des lois du jeu et surtout en respectant l’esprit avec impartialité. Il faut également que les anciens arbitres désireux d’être utilisés comme inspecteurs soient obligatoirement formés.

Un dernier mot pour conclure cet entretien…

Merci de m’avoir donné l’occasion de dire quelques mots sur cette corporation qui est l’un des maillons les plus importants de la chaîne footballistique. Je voudrais humblement demander à vous, journalistes sportifs de revisiter régulièrement les lois du jeu. Cela va vous permettre de faire une autre lecture des matches et de juger autrement les arbitres dans leur noble mission qui n’est rien d’autre que de veiller à l’application des 17 lois du jeu.

Réalisation : D.T et A.F.S.

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