Soutenance de thèse de Godefroy Hountohotègbè-Ganyehessou : Mention très honorable avec félicitation

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Vendredi 19 avril 2019, l’amphithéâtre  de l’ex Flash a  servi de cadre à la soutenance de thèse de doctorat de Godefroy Clément Padonou Hountohotègbè-Ganyehessou. Le sujet de recherche a porté sur : « Luttes syndicales et développement national : cas des mouvements de grève d’enseignants dans le système éducatif béninois ». Les travaux ont été examinés par un jury panafricain présidé par le père de la sociologie anthropologie béninoise le professeur Honorat Aguessy.

Mention très honorable avec félicitation, c’est le verdict qui a sanctionné les travaux présentés par le désormais Docteur de l’université d’Abomey-Calavi Godefroy Clément Padonou Hountohotègbè-Ganyehessou. Devant parents et amis, il a présenté les travaux de ses recherches sur les causes des mouvements répétitifs de grève dans le système éducatif béninois. Sur 427 pages, le document objet de mémoire est structuré en trois grandes articulations et trois chapitres. Parti du constat de ces deux dernières décennies où le système éducatif a été confronté à des grèves majeures tout le temps au point où cela commençait par l’affaiblir, Godefroy Hountohotègbè-Ganyehessou a étudié les causes et formulé des approches de solutions. Il a abouti sur le fait que les grèves ont pris une ampleur inquiétante avec l’avènement du renouveau démocratique en 1990. Les textes permettent alors aux travailleurs de se mettre en grève tout le temps. De même, il a noté une flopée d’organisations syndicales, 146 à ce jour. Dans un tel cadre, on ne peut dialoguer efficacement ni qualitativement avec tous ces acteurs à la fois, a-t-il fait observer. Il a aussi souligné que ce sont les conséquences fâcheuses des grèves sur le système éducatif et sur le développement au plan national qui ont emmené en 2018, au vote de la loi 2018-34 du 05 décembre 2018 modifiant et complétant la loi 2001-09 du 21 juin 2012 portant exercice du droit de grève au Bénin. Désormais donc, les grèves de solidarité sont interdites. Aucun mouvement de grève ne peut excéder 10 jours par an, soit 2 jours par mois. Mais mieux que cette réforme, Godefroy Hountohotègbè-Ganyehessou propose un cadre pour anticiper les problèmes des travailleurs et se consacrer à leur résolution.

Né le 23 novembre 1971 à Abomey, Godefroy Clément Padonou Hountohotègbè-Ganyehessou a fait ses études primaires à Sèmè, commune d’Adjarra. Il obtient le Bac en 1996. En 2012, il s’inscrit en 3e cycle au département Sociologie Anthropologie de l’Université d’Abomey-Calavi. Son directeur de thèse le professeur Albert Tingbé-Azalou le décrit comme un passionné des études et de recherches. Disponible avec une soif de connaissance sans limite. Il travaille à son propre compte et est prestataire dans des structures au plan international.

 

B.H

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