Célébration de l’art de la parole: Les artistes griot en vedette à Parakou

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L’agenda culturel du Bénin dans la semaine du 8 au 14 avril est marqué par une rencontre qui scelle l’avenir des professionnels de l’art griotique et qui se déroule dans la cité des Koborou communément appelé Parakou située au Nord du Bénin. Notre équipe vous ramène des informations sur cette activité vitale pour le développement culturel de l’Afrique et du Bénin.

Les populations de la cité des Koubourou passent d’intenses moments d’émotion et de joie. C’est grâce à l’immersion culturelle favorisée par les activités du Festival des Arts Griotiques (FAG) du Bénin. Il s’agit de la troisième édition d’une rencontre culturelle initiée par l’Association Parole d’Afrique dont le président est Séidou Barassounon. Ce dernier est un griot professionnel qui vit de cet art. Par amour pour l’art de la parole, motivé par l’esprit de partage et porté par la détermination de redonner vie à l’art griotique, il s’associe avec une équipe de jeunes dynamiques pour réaliser ce projet de revitalisation d’un métier ancestral. A l’entendre, le FAG regroupe du 09 au 11 avril 2019, des griots venus du Mali, du Burkina Faso, du Niger. « Ces paroliers sont invités pour rejoindre leur homologues du Bénin et créer une synergie d’actions en vue de la renaissance de ce métier ancestral que représente le professionnel griot », nous confie-t-il. Il présente le menu des activités : une conférence publique sur le thème : « rôle et place du griot dans la société », une caravane des chevaliers et festivaliers dans la ville de Parakou ; des ateliers de renforcement de capacités des griots stagiaires ; des spectacles et animations artistiques avec les griots. S’il est important de rappeler que les détenteurs et acteurs des arts griotiques, de nos jours, subissent la dévaluation, voir la négation de leur métier et parfois réduits à la déperdition ou, parfois, au mépris orchestré par la colonisation, il ne manque pas de pertinence de reconnaître au promoteur du FAG, le titre de précurseur d’une dynamique de sauvegarde d’un pan du patrimoine culturel immatériel de l’Afrique en général et du Bénin en particulier. Par son projet, il redonne aux professionnels griots, leurs lettres de noblesse. Son festival offre un espace de valorisation d’un métier ancestral caractérisé par la multiple-fonction de son acteur, le privilège social accordé par son pratiquant et le rôle déterminant que ce dernier joue dans la préservation de l’histoire des peuples, la sauvegarde des valeurs sociales héritées de la civilisation. Dans un monde actuel où la conscience collective s’accorde unanimement à l’idée qu’aucun développement durable ne peut se construire effectivement dans une réalité de négation de la culture, le Festival des Arts Griotiques est une nécessité, un outil qui soigne un mal. Il représente la voie royale du développement culturel, social, politique et économique.

F.D (Coll.)

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