Réforme du système partisan: Amoussou tient enfin son « grand ensemble »

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Bruno Amoussou, président de l’Union progressiste (Up) l’un des plus grands partis du microcosme politique béninois, qu’on le veuille ou non. Pour le Dadjè national, c’’est un rêve qui se réalise enfin. Cela fait en effet des années que l’homme promeut les grands ensembles. L’expérience a commencé avec l’Union pour le Bénin du futur (Ubf) sous le régime Kérékou II. Mais cette alliance de partis politiques n’a pas survécu au départ du pouvoir de l’homme du 26 octobre. Bruno Amoussou qui, apparemment, a pris goût à être président d’un rassemblement de partis dont l’envergure va au-delà de son Couffo natal, va rééditer l’expérience avec l’Union fait la nation (Un), regroupement de partis politiques opposés à la gouvernance de Boni Yayi. A la présidentielle de 2011, l’alliance a réussi à présenter un candidat unique face au président Boni Yayi. Mais l’historique K.O a tôt fait voler en éclats l’Union. Le candidat malheureux Adrien Houngbédji a fait sortir son Prd, puis Léhady Soglo lui a emboité le pas avec la Renaissance du Bénin. Vaille que vaille, Bruno Amoussou a essayé de garder la main avec le reste des partis que sont le Psd, le Madep, Force-Clé et les petits partis qui, entre-temps, ont adhéré à l’Union. Mais ça, c’est jusqu’à la veille de la présidentielle de 2016 où les démons de la division ont à nouveau refait surface autour du choix du candidat unique.
Toutes ces expériences ne sont en rien comparables à ce qui se passe aujourd’hui. Hier, c’était des regroupements de partis. Même le désir de transformer l’Un en parti politique n’a jamais vraiment abouti. Aujourd’hui, c’est chose faite avec l’Union progressiste. Même si aux yeux de certaines personnes, Bruno Amoussou n’est que président de nom, et que c’est le chef de l’Etat lui-même qui tiendrait les manettes, on ne peut que constater qu’être le président d’un grand parti à envergure nationale est un rêve enfin réalisé pour l’ancien ministre d’Etat de Kérékou. Et avec Adrien Houngbédji et son Prd exclus des prochaines consultations électorales, il faut s’attendre à voir Bruno Amoussou sortir de plus en plus de l’ombre pour jouer les premiers rôles auprès du président Talon. Mais pour qu’il en arrive là, quel aura été le prix à payer ? Est-ce au prix de lois taillées sur mesure ou au prix de l’exclusion de l’opposition des Législatives ?

M.M

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