Financement des jeunes entreprises: L’Apiex à la recherche de solutions innovantes

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Il s’est ouvert hier à Cotonou la Conférence pour le financement des jeunes entreprises Early-stage Startups Investment Conference (Essic). Prévue pour durer deux jours, cette rencontre, organisée par l’Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (APIEx) en partenariat avec EtriLabs, va se consacrer à la problématique du financement des startups au Bénin.

La recherche de solutions pratiques et immédiates aux besoins de financement des jeunes entreprises en phase d’amorçage au Bénin réunit les parties prenantes du Bénin et du monde entier. Deux jours durant, elles vont réfléchir, échanger et apporter des réponses concrètes au financement des Startups qui se révèle être l’un des défis les plus importants de l’entrepreneuriat au Bénin. A l’ouverture de la conférence, le Directeur général de l’Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (APIEx) Laurent Gangbes, dans son mot de bienvenue, a souligné que le défaut de financement représente la principale difficulté liée à la survie des jeunes entreprises. Pour lui, la plupart des entreprises naissent parce qu’elles ont à leur têtes des gens qui ont décidé de prendre des risques. Pour diverses raisons, elles n’ont souvent pas accès au financement des structures bancaires. Ce qui handicape leur croissance et cause leur chute. C’est donc pour remédier à cet état de chose que l’APIEx engage avec les partenaires techniques et financiers la réflexion pour un développement de la culture de l’innovation afin d’explorer les pistes à retenir dans la mise en place d’un financement spécifique aux besoins des Startups.

Gérald Brun, représentant de l’Ambassade de la France a partagé avec les conférenciers quelques chiffres sur l’entrepreneuriat français. En 2017, par exemple, il y avait dix mille Startups en France avec en perspective douze mille en 2022. Ces jeunes entreprises créent par an onze mille emplois. Sur cinq ans, elles ont un taux de survie de 70% contre 50% pour les entreprises conventionnelles. Conclusion, la capacité de survie des Startups est doublée lorsqu’elles sont financièrement accompagnées. Il n’y a donc aucun doute que le manque de financement est la 2e cause d’échec des jeunes entreprises. « Le constat du Bénin est aussi partagé au plan international et on est toujours fort quand on s’associe pour réfléchir ensemble », a laissé entendre Gérald Brun.
Une première communication a été présentée par le directeur exécutif d’EtriLabs Senam Beheton qui a partagé avec les invités son expérience personnelle. Laquelle a abouti en 2010 à la fondation d’EtriLabs, la plus ancienne innovation lab au Bénin et l’un des précurseurs de la rénovation numérique en Afrique francophone. Plusieurs panels sont prévus pour être déroulés tout au long des deux jours.

B.H

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