Organisation des législatives sans l’opposition : Mme Batoko Zossou, service minimum !

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Avec d’autres organisations partenaires, elle a pris en marche le train du combat contre l’organisation des législatives sans l’opposition. Dans leur élan, et au nom de la Plateforme électorale des organisations de la société civile du Bénin, la présidente Fatoumatou Batoko Zossou et ses pairs, ont insisté sur l’organisation d’élections inclusives, et ce dans le délai constitutionnel. Pour ce faire, ils avaient demandé à la Cour constitutionnelle d’ « user de son pouvoir de régulation du fonctionnement des institutions pour imposer un délai aux députés afin que ceux-ci procèdent au vote d’une loi consensuelle ». Au-delà de la Cour constitutionnelle, la Plateforme a demandé au président de la République de convaincre ses députés soutien du Bloc de la Majorité parlementaire pour qu’un consensus soit trouvé au plus vite au Parlement. Après trois semaines de session à l’Hémicycle, ce consensus ne sera pas une réalité. Rien n’a pas bougé, au contraire les députés se sont enlisés. Malheureusement, c’est dans ce climat davantage vicié que les présidents d’institution, à l’issue d’une rencontre avec le chef de l’Etat, à la présidence de la République, ont appelé à la poursuite du processus électoral sans l’opposition. Quelques jours après, le conseil des ministres va entériner cette position des présidents d’institution. On était le 03 avril 2019. Le même jour, la Plateforme électorale des Osc du Bénin, sous la signature de sa présidente, sort un communiqué qui a rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Si la Plateforme dans ledit communiqué, a semblé rester dans son exigence de départ à savoir « l’organisation d’élections inclusives », elle a tôt fait de vite raccrocher. Le combat de la présidente Fatoumatou Batoko Zossou ne sera qu’un combat de très courte durée. En effet, sans qu’aucune force de l’opposition n’ait été prise en compte pour les législatives du 28 avril, sans que la Cour et le chef de l’Etat n’aient donné une suite favorable à la demande de la Plateforme pour un consensus en vue d’élections inclusives, elle a déchanté. En témoigne ce pan du communiqué : « En dépit de cette situation, la Plateforme électorale appelle tous les Béninois et Béninoises à rester calme et à ne pas céder à aucun appel à la violence. Sauvegardons l’essentiel, sauvegardons la paix ! ». Le combat de Mme Batoko Zossou, implicitement, va s’arrêter là. Peu importe si l’opposition n’y allait pas. C’est du moins ce qui se dégage du communiqué de quelques lignes rendu public. Contrairement à Gustave Assah, président de la Task Force citoyenne de la Cedeao et de Jean Baptiste Elias président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, qui continuent de faire des exhortations et plaidoyers  à l’endroit du chef de l’Etat Patrice Talon, pour des élections inclusives, Fatoumatou Zossou, elle, a préfèré un service minimum et passer à autre chose. Si tel n’est pas le cas, que fera-t-elle encore après un tel communiqué qui ne laisse aucune ouverture ?

 

Worou BORO

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