Une trentaine de signataires de la déclaration : Preuve du malaise au sein du Bmp

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Le Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) montre les signes d’un début de désintégration. Le regroupement des élus soutenant mordicus  les actions du régime de la Rupture pourrait bientôt s’affaiblir totalement voire voler en éclats. Et pour cause. Il étale déjà des “symptômes” qui ne trompent pas. En effet, le 29 mars dernier, alors que le Parlement est en plein débat sur les propositions devant permettre de sortir le Bénin de l’impasse politique, des députés du Bmp ont fait une conférence de presse et ont rendu publique une déclaration qui constate l’échec des efforts déployés pour arracher le consensus. Mais ce qui a suscité étonnement est que cette déclaration n’a été signée que par une trentaine de députés sur la soixantaine que compte le Bmp. Selon plusieurs analystes, ces signataires forment le  groupe de faucons ayant pour ambition de pousser Patrice Talon à commettre l’irréparable. Comme on pouvait s’y attendre, les députés du Parti du renouveau démocratique (Prd) qui défendaient il y a quelques semaines la Rupture ne font pas partie de cette liste. Le Prd, au regard de l’actualité, a commencé certainement à prendre  ses distances avec ce Bmp. Mieux, on constate que plusieurs autres députés du même Bmp n’ont pas apposé leurs signatures sur ladite déclaration. Qu’est-ce qui pourrait justifier leur abstention alors que dans un passé récent, ils ne se faisaient pas prier? Est-ce déjà une nette démarcation? Ont-ils des choses à reprocher au groupe des faucons? Leur option cache-t-il des frustrations liées aux positionnements sur les listes de l’Union progressiste (Up) et du Bloc républicain (Br) pour les législatives? Ou encore face au tollé général, est-ce une façon de dire non à l’exclusion des partis de l’opposition? La crise née de l’exclusion des partis de l’opposition de la participation aux prochaines élections législatives pourrait, en tout cas, être vive si une solution sérieuse n’est pas trouvée dans les prochains jours. Cette crise devrait déteindre sur plusieurs regroupements politiques si rien n’est vraiment fait pour garantir des élections libres et transparentes. Et le Bmp ne sera, a priori, pas épargné. D’ailleurs l’évolution de la situation au sein de ce groupe politique confirme bien l’analyse faite par Matin Libre la semaine écoulée : le Bmp échappe progressivement à Patrice Talon.

 

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M.M 

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