Relèvements tous azimuts de commissaires de police de leurs fonctions : Sacca Lafia et Hounnonkpè essoufflés

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Désormais au Bénin, il suffit qu’il y ait incident, vol, affrontement et corollaires dans une zone donnée pour que les autorités policières de la zone, de la hiérarchie à la subalterne soient automatiquement et sans condition, relevées de leurs fonctions. Cette pratique qui, à première vue, vise à punir le laxisme des agents en uniforme, montre de plus en plus ses limites. Jusque-là ces relèvement de fonction n’ont empêché ni les vols, ni les braquages encore moins les bavures policières de se répéter.

 

Le directeur général de la police républicaine s’illustre sur le terrain de la sanction immédiate. Cette pratique qui s’observe au niveau de la police républicaine consiste à relever systématiquement de leurs fonctions, les autorités policières au niveau déconcentré, dont des cas d’incivisme, de vols, d’incidents et de toute forme de situation de non-droit, auraient été perpétrés dans leurs zones de couverture. Cette posture adoptée par le Dgpr  qui vise à montrer la promptitude des autorités et également prévenir reçoit sans doute le soutien de l’autorité de tutelle le ministre Sacca Lafia. Mais ces relèvements prennent depuis un moment, une tournure inquiétante. En d’autres termes, ces sanctions interviennent désormais presque tout le temps et par ce fait, des commissaires, des Directeurs départementaux, même des agents de police républicaine sont  tous les jours dégommés et systématiquement remplacés, minimisant parfois les réalités sociétales et les circonstances dans lesquelles sont intervenues les fautes qui leurs sont reprochées.  Mais sont-elles vraiement la solution à l’insécurité grandissante dans les villes? A tout point de vue non. Les actes de braquage ne dimunient pas pour autant. Le dispositif sécuraitaire semble être infiltré par les hors la loi qui sèment la terreur au sein de la population. En face, la riposte attendue pêche par efficacité. Tout ce qu’on a droit, c’est le relèvement systématique des agents qui servent dans les zones où la pègre frappe. Cette stratégie qui vise à montrer aux populations que les autorités policières sont soucieuses de leur sécurité n’est-elle pas en soi un signe d’essoufflement? Tout porte à croire que ces sanctions constituent la seule et l’unique solution à tous les problèmes d’insécurité constatés dans le pays. Même si le grand banditisme semble être reculé par endroits, ce n’est pas le cas des petits vols mortels qui deviennent désormais la taxe de thé sur le territoire national. A l’arrivée, l’on pourrait dire que cette astuce trouvée par la hiérarchie de la police républicaine ne met nullement ses agents en confiance et ne semble pas leur donner l’occasion de travailler durablement afin d’organiser leur propre réseau de renseignement sur le terrain et qu’avec cette allure, ces autorités risquent de relever tous les responsables de la police républicaine des villes et arrondissements du Bénin de leurs fonctions, sans même obtenir gain de cause. Encore qu’il est facile de rejeter toutes ces fautes sur ces agents qui sont chaque fois relevés, dans un pays où la collaboration entre la population et les forces de l’ordre n’est pas toujours ce qui est souhaitée.

 

J.G

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