Désignation de l’Imam Ibourahima Soumanou comme candidat aux législatives : Faizou Adegbola approuve ce choix du Bloc Républicain et explique sa nécessité

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Faizou Adegbola lève le doute sur la participation d’un Iman à une élection.

Suite au positionnement de l’Imam de la mosquée centrale Cotonou-Jonquet, El Hadj Ibourahima Soumanou comme tête de liste du parti Républicain dans la 16ème circonscription électorale, les critiques n’ont pas manqué de fuser de toute part. Pour justement y répondre et expliquer à l’opinion publique que la religion et la politique peuvent aller de pair, Faizou Adegbola en sa qualité de personne ressource a tenu se prononcer sur le sujet au micro de la radio Soleil Fm Selon lui, ces critiques subsistent pour la simple raison que c’est la première fois sur l’échiquier politique béninois qu’un Imam en fonction est candidat en lice pour une élection de la trempe. Mais à l’entendre, le ce caractère des choses ne doit pas éloigner de l’essentiel. « Il faut savoir qu’aujourd’hui, nous avons vu beaucoup de chefs religieux qui sont des chefs d’Etat. Allez voir par exemple dans des pays asiatiques dont l’Indonésie, la Malaisie… Il y a des ministres qui sont des Imams. Allez regarder aussi en Europe combien de chefs d’Etat sont des Imams, des députés à l’Assemblée Nationale. Venons-en Afrique ici, dans les pays de l’Afrique du nord comme : le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Lybie et l’Egypte ; vous allez voir des Imams qui y sont députés à l’Assemblée Nationale… », a-t-il laissé entendre. Il va plus loin et explique pourquoi les deux voies devraient normalement être empruntées par un religieux, sans anicroche. «  La politique, ce n’est passeulement une affaire des politiciens. Le Prophète Mahomet que la paix soit sur lui, avait déjà dit avant de mourir. Il a dit que pour gérer une cité, il faut les politiciens, il faut aussi les religieux. Les deux doivent travailler de pair pour que la cité soit en paix. C’est ce que le prophète a dit. Mais si vous laissez la cité uniquement aux politiciens, vous risquez de tout perdre et si vous laissez la cité uniquement aux religieux, ils peuvent commettre des erreurs. Donc c’est pour cela qu’il faut les deux pour que la cité marche. Aujourd’hui c’est ça ce qui a été oublié chez nous ici. On laisse la cité seulement aux politiciens et les religieux ne sont pas considérés du tout. Maintenant voilà quelqu’un qui a réfléchi et qui dit non je veux un Imam à l’Assemblée. C’’est profond, je vous jure c’est profond », a insisté Faizou Adegbola, au micro de Saturnin Djossou. Il a pour finir remercier le chef de l’Etat Patrice Talon, pour avoir faire confiance à un de leur frère, à travers ce positionnement.

Janvier GBEDO (Stag) 

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