Lutte contre la criminalité faunique au Cameroun : 2 tonnes d’écailles de pangolin saisies

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C’est une saisie record qui a été effectuée au Cameroun la semaine écoulée dans le cadre de la lutte contre la criminalité faunique. Quatre présumés trafiquants ont en effet été interpelés à Douala avec environ 2 tonnes d’écailles de pangolin et 300 kg d’ivoire. C’était le jeudi 14 mars 2019 au moment où ils s’apprêtaient à commercialiser ces produits interdits de vente selon la règlementation camerounaise. Selon l’Ong Laga, membre du Réseau Eagle qui a apporté son appui technique pour cette arrestation, ces présumés trafiquants au regard de la loi camerounaise, risquent un (1) à trois (3) ans d’emprisonnement et peuvent payer une amende allant de 3 millions à 10 millions F Cfa. Sachant que le pangolin et l’éléphant sont des espèces menacées d’extinction et protégées par les conventions internationales et la loi camerounaise tout comme au Bénin, ces présumés trafiquants doivent impérativement répondre de leur forfait. Si malgré l’interdiction de chasser et de commercialiser, le pangolin pour ses écailles et l’éléphant pour ses défenses, de vils individus mènent toujours cette activité illégale, c’est que les écailles sont recherchées en Asie du Sud-Est pour leurs supposées propriétés médicinales contre l’acné, le cancer et l’impuissance. Quant à l’ivoire, il est utilisé pour ornement dans les pays d’Asie. Chose étonnante, les prétendues vertus médicinales pour lesquelles ces espèces intégralement protégées sont menacées, ne se sont pas scientifiquement prouvées jusque-là.

Cette interpellation va permettre de démanteler un réseau de trafiquants qui opère dans l’ombre, comme c’était le cas des présumés trafiquants arrêtés à Cotonou en octobre 2018 avec cinquante-neuf (59) morceaux d’ivoires. Cette saisie au Cameroun est un signal fort qui devrait amener les acteurs de lutte de la sous-région voire de la zone Afrique à se donner la main pour l’efficacité de la lutte contre la criminalité faunique. S’agissant surtout des pays frontaliers qui partagent des aires protégées, il est impératif qu’ils renforcent la collaboration à leur niveau pour des actions concertées allant dans le sens de la préservation des espèces menacées d’extinction.

M.M

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