Renvoi de la plénière pour jeudi : L’Assemblée nationale prend tout son temps

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Annoncée à grand renfort médiatique pour se tenir hier lundi 18 mars 2019, à l’Assemblée nationale, la séance plénière qui devra relancer le processus électoral actuellement en panne, n’est pas allée à son terme. Ouverte puis suspendue, elle va s’ouvrir jeudi prochain. Deux semaines après la rencontre que le chef de l’Etat a eue avec sa majorité présidentielle, et au cours de laquelle il a souhaité voir une solution de sortie de la crise au plus vite, les choses semblent trainer au Parlement. A juste titre, on peut se demander si les députés avec cet ajournement de 3 jours sont toujours dans une logique d’urgence.

Elle n’aura duré que quelques minutes cette séance plénière avant d’être suspendue. La raison officielle avancée par le Président de l’Assemblée nationale Maître Adrien Houngbédji pour motiver ce renvoi, c’est que le comité ayant travaillé sur des nouvelles propositions alternatives en vue des élections législatives inclusives aura le temps de transmettre les résultats de ses travaux à la Commission des lois quitte à cette dernière de les étudier pour les présenter enfin à la plénière. À se fier à ce cheminement et à ce report de 72h, on pourra affirmer, sans détour, que le Parlement est dans son rythme habituel de travail. Elle prend tout son temps en suivant sans doute les textes régissant le fonctionnement de l’institution.  Mais, ce faisant, le Parlement donne l’impression qu’il s’écarte de l’empressement du Chef de l’Etat qui confinait toutes les gymnastiques possibles de l’Assemblée nationale dans un délai d’une semaine. Or, à ce jour, deux semaines sont passées. Tout  porte à croire le président de l’Assemblée nationale et ses collègues députés ne tiennent pas compte du facteur temps, qui aujourd’hui fait grand défaut. Quand on sait que les débats en séance plénière pourraient prendre encore du temps, même s’il faut bien faire les choses cette fois-ci au niveau du Parlement, les députés ne doivent pas non plus perdre de vue que l’heure n’est plus aux calculs politiciens ni au repos. Il faut aller vite et bien. A moins que ce qui préoccupe comme un non-dit, soit le prolongement probable du mandat de la législature en cours. Une telle proposition de toucher à l’article 80 de la Constitution fait d’ailleurs partie des propositions arrêtées par le comité paritaire. Les prochains jours nous situeront.

 

Janvier GBEDO (Stag)

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