Nomination dans les universités nationales : Les enseignants du supérieur en sit-in jeudi

295

Get real time updates directly on you device, subscribe now.

L’Intersyndicale des enseignants du supérieur n’a point baissé la garde face à la menace qui plane depuis peu sur les libertés universitaires et les acquis démocratiques. Très remontés contre les nominations prononcées par le gouvernement dans les Unités de formation et de recherche (Ufr) des universités nationales, les enseignants du supérieur projettent à nouveau un sit-in jeudi, 21 mars 2019…

Le moratoire accordé au gouvernement pour procéder à l’annulation des nominations des responsables des Unités de formation et de recherche (Ufr) des universités nationales n’aura visiblement servi à rien encore. Face à ce qu’ils appellent un “refus de dialogue“, les enseignants des universités nationales du Bénin, réunis au sein de l’Intersyndicale, ont dénoncé mercredi dernier, le mutisme du gouvernement face à leurs revendications. Ainsi, déterminés à user de tous les moyens légaux pour contraindre le gouvernement au respect des libertés universitaires, les enseignants du supérieur projettent un sit-in ce jeudi dans les locaux du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Ils n’entendent pas démordre ni baisser l’échine face aux réformes et actes qui remettent en cause les acquis démocratiques et les textes régissant le fonctionnement des universités nationales du Bénin. Ces derniers n’approuvent pas également les réformes “non inclusives“ du Conseil national de l’Education (Cne), ancienne et nouvelle formule, à la lumière de la loi 2003-17 portant orientation de l’éducation nationale en République du Bénin. Faut-il le rappeler, par décret N°2018-44 du 20 septembre 2018, le gouvernement avait procédé à la suspension de l’élection des recteurs, vice-recteurs, membres du Conseil d’administration d’universités, doyens, directeurs, vice-doyens et directeurs adjoints des Unités de formation et de recherche (Ufr) des universités nationales du Bénin. Une décision désapprouvée par l’Intersyndicale qui soupçonnait une menace sur les libertés académiques. Les tapages des enseignants n’ont pu empêcher le gouvernement de procéder le 30 janvier 2019, à la nomination des responsables des Ufr des universités nationales. Ceci, sous le prétexte que les anciens dirigeants n’auraient plus de légitimité, leur mandat étant arrivé à terme. Les enseignants du supérieur ont donc tenu un sit-in dans les locaux du Ministère de l’enseignement supérieur avant d’accorder un moratoire d’un mois au gouvernement pour rapporter sa décision et surtout associer les enseignants aux réformes du Conseil national de l’éducation. Toute chose qui n’a pas reçu un écho favorable et l’Intersyndicale revient à nouveau à la charge.

 

Aziz BADAROU

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise les cookies pour améliorer votre expérience. Êtes-vous d'accord ? Vous pourrez le désactiver à tout moment. Accepter Lire la suite