Mouvement d’humeur à la prison civile de Missérété : Des menaces de poursuites judiciaires contre les meneurs…

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(L’Odhp s’inquiète pour l’intégrité physique de Laurent Mètognon et ses co-accusés)

Le mouvement d’humeur des détenus de la prison civile de Missérété ne restera pas impuni. Le procureur du Tribunal de Première Instance de Première Classe de Porto-Novo, Florentin Bodou, lors de sa visite dans ladite prison vendredi, a estimé que « les comportements développés se trouvent en porte-à-faux avec la loi et c’est normal que les meneurs soient identifiés et poursuivis ». Le procureur n’a point apprécié les dégâts matériels orchestrés par ces détenus. « Ils ont expliqué qu’ils ne sont pas d’accord avec certaines réformes mises en place par le nouveau régisseur. Il faut dire que ces réformes sont inspirées par l’insécurité qui règne au sein des prisons civiles notamment celles que gère le parquet de Porto-Novo. Nous enregistrons et les procédures sont encore pendantes pour certaines devant les juridictions », a déclaré le procureur. Selon le procureur Bodou, les auteurs sont poursuivis souvent pour trafic de chanvre indien. « Jusque-là, nous ne savons comment ces produits prohibés entrent dans les prisons », a-t-il signalé.  Plusieurs réformes ont été mises en place dans le but d’éradiquer ces genres de pratique. Parmi les mesures instaurées, il y a le contrôle de la quantité de produits vivriers à introduire dans les prisons civiles.

« (…) il est revenu que c’est en faisant entrer les produits vivriers qu’on y insère les produits prohibés. Donc, ces réformes gênent et dérangent des intérêts. C’est ce qui explique en partie ce qui s’est passé », renseigne le procureur. Selon lui, les détenus réclament entre autres que la carte d’identité exigée à l’entrée de la prison civile soit revue. « Ils estiment que leurs parents viennent des villages et ils ne sont pas détenteurs de carte d’identité ni de carte Lépi. Mais au cours de la séance, il a été révélé que cette interdiction n’est pas appliquée de façon rigoureuse. Si vous déclarez à l’arrivée que vous n’avez pas de carte, il suffit d’aller vous faire identifier au niveau de l’administration pénitentiaire et on vous permet d’aller rendre visite aux détenus », a-t-il expliqué. Le processus de règlement de ce mouvement d’humeur est fait selon le procureur Florentin Bodou de façon méthodique. Cinq responsables des détenus ont été désignés pour siéger au sein du comité qui va se pencher sur la liste de revendications soumises.

L’Odhp met en garde pour Mètognon et ses co-accusés…

Dans un communiqué rendu public, l’Organisation pour la défense des droits de l’homme et des peuples (Odhp) s’indigne et met en garde contre toute atteinte à l’intégrité physique de Laurent Métongnon et consorts, détenus à la prison civile de Missérété. “Alors que les cabines abritant Laurent Métongnon et ses co-accusés sont loin des lieux de la mutinerie, des tirs de gaz lacrymogène et d’autres coups de feu ont été dirigés vers eux dans leurs cabines. Ils ont reçu plein de fumée au visage”, s’indigne l’Odhp. Elle proteste donc contre les tirs en direction de ces détenus qui, selon elle, étaient au repos dans leurs cabines. Face à cette situation préoccupante, l’Organisation met en garde les autorités béninoises contre toute atteinte à l’intégrité physique de Laurent Métongnon et de ses co-détenus. Par ailleurs, l’Odhp dénonce la “dégradation des conditions de détention et d’alimentation depuis l’arrivée du nouveau régisseur” de même que la “répression de cette mutinerie à coups de bâton et de gaz lacrymogène”.

 

A.B

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